28 mars 2008

take off your mask so I can see your face

S'il y aurait un truc auquel j'y tiens vraiment ça sera la sincérité. D'après mon expérience personnelle, j'ai appris que tout le monde simule et que tout le monde porte un masque. Qu'on le sache ou non, on est amené assez souvent à se comporter d'une telle manière ou d'une autre, suivant l'attente des autres. On expose ce qu'ils veulent recevoir de nous par peur d'être démasqué. On l'apprend dés notre jeune âge avec les consignes de nos parents et surtout avec les contraintes qui nous sont imposées par le monde extérieur; parce que faire partie d'un groupe c'est de s'incliner face à ses règles. Cela grandit avec nous au point que nous perdions notre vraie nature si jamais on aurait une. Es ce qu'on a vraiment une nature? est-elle figée? Personnellement, j'y crois pas. D'ailleurs, j'ai du mal à comprendre la notion de personnalité. Les experts parlent plutôt de traits de personnalité caractérisant l'individu. Franchement, je n'aime pas dire que nous sommes rien que des masques parce que ça cache la réalité sans pour autant pouvoir la changer. C'est une vraie source de problème pour soi et pour les autres. En effet, porter un masque c'est ne pas être à l'aise avec soi même et ça fait passer de faux messages aux autres. La sincérité serait donc d'essayer de se débarrasser de ce masque pour exprimer ce que l'on ressent et d'agir en conséquence. Pourquoi a-t-on peur de nos propres sentiments? Et pourquoi a-t-on peur des autres? Dans ce contexte, je crois que l'ouverture totale aux autres est absurde pour une simple raison: chacun de nous cache des secrets qu'il n'ose même pas raconter à lui même. On vit avec ça et je le comprend parfaitement. Par contre, ce que je ne comprend pas c'est pourquoi agir contrairement à ce qu'on pense ou à ce qu'on ressens? Pour oublier ces secrets? Ce n'est rien qu'une illusion car on ne peut jamais les oublier; par contre, on apprend à vivre avec (non, pas avec le masque). S'il y aurait un truc que j'ai appris de mon malaise ça sera une grande ouverture d'esprit qui me laisse penser que tout est possible et qu'il y aurait toujours une solution. Oui, j'y crois aux miracles...

3 commentaires:

mariouma a dit…

tu m'as chipé mon idée de post!! :)
tu veux jouer à bas les masques?
c'est pas demain la veille que ça va arriver ;)))
je me suis longtemps prise la tête sur un tel sujet.
il se peut qu'il s'agisse d'un besoin de protéger ce que l'on est face aux autres,comme cela peut être de l'hypocrisie, un besoin de s'identifier au troupeau et de jouer le jeu...
je ne pense pas sérieusement que l'on porte un masque à proprement dit, mais que l'on compose avec, dans un environnement donné.
là ou je crois te rejoindre dans ton idée, c'est que à la longue c'est éreintant et frustrant d'être le "seul" avancer à visage découvert et à fleur de peau parce que c'est un "trait de caractère" et de se prendre tout dans la tronche alors que les "autres" semblent arriver à y faire face ou parce que les autres eux avancent masqués.
manque de com?
point de franchise?
discours de sourds?
j'ai longtemps été "franche" jusqu'à en être brutale, et je l'ai tjs cherché chez les autres naïvement. je peux te dire que parfois ça ne sert à rien et qu'il vaut mieux
sans protection on se fait souvent marcher sur les pieds si on est de cette nature trop franche
danger.
je ne te demande pas de faire avec et encore moi de te résigner mais dis toi que tu trouveras des personnes qui elles fonctionnent à peu près comme toi.
pour le reste, laisse faire et laisse passer.
désolée pour la jarida que j'ai écris :(

Anonyme a dit…

dans les techniques de communication on nous apprend que dans la communication parler il y a:
*ce qu' on veut dire.
*ce que les autres comprennent.
*ce que on veut faire comprendre aux autres.
et de cela je trouve que les masques et l'hypocrisie voit le jour!!

shadow a dit…

Notre prof de philo nous a dit un jour qu'il est impossible de ne pas "mentir" quand on est sociabilisé et ce en nous donnons un exemple simple:
Tu te lèves le matin pour aller étudier ou au boulot, tu as mal à la tête, tu a rompu la nuit dernière avec ton amoureux(se), tu couves une grippe et tu es dégouté. En sortant de chez toi, tu rates le bus,tu arrives en retard et avant de rentrer en classe ou au bureau, tu croises un ami, il te salut et te demande alors ça va bien? et tu lui réponds quoi? "Ouais ça va ça va et toi?"
C'est porter un masque mais si tu te mets à déballer tes malheurs pour expliquer pk ça va pas tu en a pour longtemps et ni toi ni lui n'avez le temps.
Ainsi de suite, on est unique mais on vit en groupe et on doit donc jouer entre attitude personnelle unique et incompréhensible et attitude publique trop impersonnelle mais necessaire.
C'est ce qu'on appelle l'adaptation sociale. Du moins c'est mon opinion...