05 juillet 2008

Origine du trouble de personnalité limite (borderline)

Le trouble de la personnalité limite est causé par une combinaison complexe de facteurs génétiques, sociaux et psychologiques. Toutes les théories modernes s'accordent à présent pour affirmer que plusieurs causes doivent interagir pour que le trouble se manifeste et que plusieurs facteurs de risque y sont associés. Les facteurs de risque comprennent ceux qui sont présents à la naissance, qu'on appelle le tempérament, les expériences vécues pendant l'enfance et les influences subies dans l'environnement.

A. Tempérament biogénétique inné

Le pourcentage de facteurs innés, appelé aussi « niveau d'hérédité » à la base du trouble de la personnalité limite, serait de 68% et est à peu près semblable à celui du trouble bipolaire. Ce qu'on croit être héréditaire n'est pas le trouble comme tel, mais les prédispositions biogénétiques, c'est-à-dire le tempérament. En d'autres mots, le trouble de la personnalité limite ne se développe que chez les enfants nés avec un ou plus des trois tempéraments indiqués: le dérèglement de l'affect, l'impulsivité et l'attachement perturbé. Cela les prédispose à éprouver des problèmes liés aux émotions, à l'impulsivité et/ou aux relations interpersonnelles. Chez les enfants possédant ces tempéraments, les facteurs environnementaux peuvent alors limiter ou exacerber de façon importante ces traits de caractère innés.

Plusieurs études ont démontré que les troubles liés à la régulation des émotions ou à l'impulsivité sont proportionnellement plus élevés parmi les autres membres de la famille des patients. Le tempérament caractérisé par une inadaptation de l'affect/des émotions prédispose les personnes à être facilement bouleversées, fâchées, déprimées et anxieuses. Le tempérament relatif à l'impulsivité prédispose les personnes à agir sans penser aux conséquences ou même à rechercher sciemment les activités dangereuses. Le tempérament relatif à l'attachement perturbé repose sur une sensibilité extrême à la séparation ou au rejet. Une autre théorie suggère que les patients ayant un trouble de la personnalité limite naissent avec une agressivité excessive d'origine génétique plutôt qu'environnementale. Un enfant né avec un tempérament placide ou passif aurait peu de risque de présenter un trouble limite.

Un plus grand besoin d'affiliation chez les filles et un comportement plus instrumental chez les garçons expliqueraient en partie pourquoi le diagnostic est plus fréquent chez les femmes (environ 75%). Ce qui tend à démontrer que le trouble est, en tout premier lieu, d'ordre relationnel. A l'inverse, la personnalité antisociale se retrouve surtout chez les hommes (environ 75 % de ce diagnostic) et il pourrait s'agir d'un trouble lié principalement à l'action.

Le contrôle des impulsions, la régulation des émotions et la perception des signaux sociaux sont des tâches complexes nécessitant une fonction neurologique normale. Des recherches sur des patients ayant un trouble de la personnalité limite ont révélé une augmentation de l'incidence des dysfonctions neurologiques, souvent subtiles (exigeant un examen rigoureux). La partie principale du cerveau est l'encéphale, portion supérieure qui interprète l'information provenant des sens et d'où émanent la pensée consciente et les mouvements volontaires. Des recherches préliminaires ont démontré que les personnes atteintes du trouble de la personnalité limite ont une réaction sérotoninergique réduite lorsque ces zones du cerveau sont stimulées. Ces niveaux plus faibles d'activité cérébrale pourraient favoriser un comportement impulsif. Le système limbique, situé au centre de l'encéphale et considéré comme « le cerveau émotionnel », comprend les amygdales cérébelleuses, l'hippocampe, le thalamus, l'hypothalamus et des parties du tronc cérébral. Le volume des amygdales cérébelleuses et de l'hippocampe, au centre du fonctionnement émotionnel, serait plus petit chez les personnes atteintes du trouble de personnalité limite. Il faudra déterminer si de telles constatations neurologiques sont d'origine génétique ou environnementale.

En résumé, la recherche indique que les personnes qui éprouvent de la difficulté à contrôler leurs impulsions et leur agressivité ont des niveaux d'activité cérébrale réduits dans plusieurs zones concernées par ces phénomènes. D'après une théorie, des réductions d'activités mènent à des « erreurs » dans la cueillette, la dissémination et l'interprétation des données, ce qui rend ces personnes plus susceptibles à réagir selon un mode impulsif ou agressif.

B Facteurs psychologiques

Comme pour la plupart des problèmes de santé mentale, le trouble de la personnalité limite ne semble pas associé à une phase de développement précise, distincte. Des recherches tendent à démontrer que durant leur enfance, les personnes ayant un trouble limite n'arrivaient pas à établir des stratégies efficaces pour reconnaitre les sentiments et/ou pour identifier adéquatement les intensions de leurs actions et de celles des autres (problèmes au niveau de la « mentalisation »).

Ces enfants n'arrivent pas à développer des habiletés mentales de base qui leur permettent d'acquérir une identité stable, compréhensible et prévisible pour eux-mêmes ou pour les autres.

Une autre théorie a souligné le rôle important de l'environnement invalidant; i.e. lorsqu'un enfant en vient à croire que ses sentiments, ses pensées et ses perceptions sont inexacts ou sans importance. Soixante-dix pour cent (70 %) des gens souffrant du trouble de la personnalité limite ont signalé avoir subi des abus physiques et/ou sexuels durant leur enfance. Ces traumatismes peuvent contribuer à l'émergence de symptômes tels l'aliénation, la recherche désespérée de relations protectrices et la présence de sentiments intenses qui caractérisent le trouble de la personnalité limite. Comme il y a peu de gens ayant subi des abus physiques ou sexuels qui développent un trouble limite (ou tout autre trouble psychiatrique), il est essentiel de prendre en considération la prédisposition reliée au tempérament. Étant donné que le trouble de la personnalité limite peut se développer en l'absence de telles expériences, les traumatismes ne sont pas suffisants comme explication en soi. Malgré tout, l'agression sexuelle ou toute autre forme d'agression peut créer l'environnement invalidant « ultime ». En effet, lorsque la personne qui prend soin de l'enfant devient l'agresseur, celui-ci aurait besoin d'un clivage qui permettrait de nier les sentiments de haine et de dégoût à l'endroit de ce dernier et permettrait à l'enfant de préserver l'idée d'être aimé. On estime que 30 % des personnes ayant un trouble limite ont vécu la perte de leurs parents en bas âge ou une séparation prolongée d'avec eux. Ces expériences pourraient contribuer à la peur de l'abandon du patient atteint du trouble limite.

Ces patients ont fréquemment signalé s'être senties négligées pendant leur enfance. Parfois, la source de ce sentiment de négligence pourrait être attribuable au sentiment de ne pas être suffisamment compris. Les patients ont souvent signalé qu'ils se sentaient écartés ou détachés de leurs familles. Ils attribuent souvent ces difficultés de communication à leurs parents.

Cependant, leur capacité réduite de décrire leurs sentiments ou leurs besoins et de les communiquer ou la résistance à se confier pourraient contribuer de façon importante aux sentiments de négligence et d'aliénation.

Le thème de l'adoption, réelle ou imaginée, se retrouve souvent chez les personnes ayant un trouble limite. En effet, l'espoir et le fait de croire que si seulement des parents idéalisés et rassurants pouvaient être trouvés, les problèmes de leur vie seraient alors réglés, sont au cœur de ce que les patients atteints du trouble de la personnalité limite (qu'ils soient adoptés ou non) recherchent dans leurs relations avec les autres.

C. Facteurs sociaux et culturels

Les résultats de la recherche démontrent que 1 à 2% de la population présente un trouble de personnalité limite. Des facteurs sociétaux et culturels pourraient contribuer à la fluctuation de ce taux de prévalence. Vivre dans une société où le rythme de vie est rapide et stressant, où il y a une grande mobilité et où les situations familiales ont tendance à être instables à cause du divorce, de facteurs économiques ou d'autres pressions sur les parents/tuteurs, pourrait favoriser le développement de ce trouble.

D. État des théories concernant l'origine et la pathologie du trouble de la personnalité limite

Actuellement, les théoriciens cliniques sont d'avis que des composantes biogénétiques et environnementales doivent toutes deux être présentes pour le développement du trouble. Ces facteurs sont variés et complexes. La plupart des gens pourraient avoir une disposition neurobiologique au trouble. Différents types d'environnement pourraient aussi être propices au développement de ce trouble de santé mentale. Ainsi, les familles qui offrent des soins et une éducation acceptables pourraient constater que le trouble s'est développé chez leur enfant. Par ailleurs, plusieurs enfants subissent des ravages incalculables aux mains de leurs parents/tuteurs et ne manifestent pas de symptômes du trouble de la personnalité limite. La meilleure explication semble être celle de la confluence des facteurs environnementaux avec un enfant sensible, instable sur le plan affectif, qui éprouve de la difficulté à interpréter le monde, y compris la signification des comportements de l'adulte qui s'en occupe.

Source: Le TPL en bref - John G. Gunderson

04 juillet 2008

Le trouble de personnalité limite (borderline): Aperçu

Chaque personne a sa propre personnalité : des façons de percevoir, de se mettre en rapport avec le milieu et avec soi-même. Cependant, lorsque ces traits sont rigides, mal adaptés et qu’ils mènent à une incapacité fonctionnelle importante ou à une détresse subjective on parle alors de trouble de personnalité. Onze troubles sont connus et parmi ceux là le trouble de personnalité limite (TPL) appelé aussi borderline. Le TPL est une maladie grave plus complexe et plus dévastateurs que les autres troubles de personnalités avec un taux de suicide allant jusqu’à 10% chez les personnes ayant reçu ce diagnostic. Les borderline constituent approximativement de 1 a 2% de la population générale, jusqu’à 20% de tous les patients hospitalisés en psychiatrie et 15% de tous les patients vus en consultation externes. Les trois quarts des patients diagnostiqués sont des femmes mais le trouble peut évidemment toucher n’import qui. Le terme « limite » reflétait une croyance selon laquelle ces patients étaient atteints d'une forme atypique (« limite ») d'autres conditions et qu'ils défiaient toutes limites ou contraintes auxquelles on les soumettait. Le diagnostic a été reconnu en 1980. Bien que beaucoup de progrès au niveau des connaissances et du traitement aient été réalisés au cours des 25 dernières années, le terme « limite » a souvent freiné ces progrès à cause de sa connotation négative. Les critères diagnostiques du borderline ont été définis par le DSM-IV-TR (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Pour recevoir le diagnostic de borderline, il faut présenter au moins 5 des 9 critères énoncés dans le DSM-IV-TR. Voici une explication détaillée de ces symptômes.

1. Peur de l'abandon : La perception d'une séparation ou d'un rejet imminent ou la perte de structures externes peut déclencher chez le patient atteint du trouble de la personnalité limite des changements de l'image de soi, de son affect, de ses perceptions et comportements. Ces personnes sont très sensibles au contexte et à l'environnement et peuvent ressentir une peur intense d'abandon, de même qu'une colère inappropriée même lorsqu'elles ne sont placées que devant une séparation de durée limitée ou lorsque qu'elles doivent vivre des changements imprévus dans ce qu'elles avaient planifié. Elles croient parfois que ces séparations surviennent parce qu'elles sont « méchantes ». Cette peur de l'abandon témoigne de leur incapacité à supporter la solitude et de leur besoin d'être entourée de gens. Des efforts effrénés pour éviter l'abandon peuvent se traduire par des actions impulsives telles que des comportements suicidaires ou d'automutilation. On pense que la peur de l'abandon est un symptôme résultant d'un attachement précoce insécurisant et qu'elle pourrait avoir une composante héréditaire. Il faut distinguer cela de l'angoisse de séparation, plus répandue.

2. Relations instables et intenses : Les personnes ayant un trouble de personnalité limite ont souvent de la difficulté à investir les proches (c'est-à-dire, les sources potentielles de soins ou de protection) autrement qu'en les idéalisant (s'il y a gratification) ou en les dévalorisant (s'il n'y a pas de gratification). Ceci fait référence à la pensée dualiste « noir ou blanc » ou à la notion de clivage. Lorsque la colère ressentie envers un proche est menaçante, une perception clivée se produit afin de préserver ce qui est bon chez ce proche. L'instabilité des relations résulte aussi de la difficulté du patient à contrôler ses émotions et à gérer ses impulsions, sa difficulté à tolérer la solitude et sa peur du rejet.

3. Perturbation de l'identité : Ce trouble émane d'une image de soi instable ou indistincte. Les patients ayant un trouble limite tiennent souvent leurs valeurs, leurs habitudes et leurs attitudes de ceux avec qui ils se trouvent. Ces problèmes d'identité sont amplifiés dans le contexte des relations interpersonnelles car ces personnes n'ont pas appris à bien identifier leurs propres émotions et à décoder les motifs et intentions de leurs actions.

4. Impulsivité : L'impulsivité de la personne ayant un trouble limite a souvent des effets autodestructeurs ou du moins des intentions. Le comportement impulsif se traduit souvent par l'abus d'alcool ou la toxicomanie, la boulimie, la sexualité à risques et la conduite auto dangereuse. Cela diffère de l'impulsivité que l'on retrouve dans la maniaco-dépression ou le trouble antisocial.

5. Comportements suicidaires ou autodestructeurs : Les comportements suicidaires ou auto-agressifs récurrents (tentatives, gestes, menaces) sont caractéristiques du trouble limite. Ce diagnostic vient donc naturellement à l'esprit en présence de comportements autodestructeurs récurrents. Ceux-ci peuvent commencer à se manifester à l'adolescence et sont habituellement déclenchés par des menaces de séparation ou de rejet ou si l'on force le patient à prendre des responsabilités dont il ne veut pas. Ce critère permet d'établir le diagnostic d'un trouble de personnalité limite chez les patients qui présentent des symptômes de dépression ou d'anxiété.

6. Instabilité affective : Dès les débuts, les cliniciens ont remarqué l'intensité, la volatilité et la gamme des émotions exprimées par le patient ayant un trouble limite. Au départ, on a associé cette instabilité émotionnelle à celles des personnes atteintes de troubles de l'humeur (dépression et trouble bipolaire). Cependant, ces changements d'humeur (dépression épisodique intense, agitation, colère, panique ou désespoir) ne durent habituellement que quelques heures et l'humeur dysphorique sous-jacente est rarement soulagée par des périodes de bien-être ou de satisfaction. Ces épisodes illustrent la réactivité extrême de la personne au stress, en particulier celui relié aux relations interpersonnelles.

7. Vide : Un sentiment chronique de vide, décrit comme un sentiment viscéral intérieur afflige le patient ayant un trouble limite. Il ne s'agit ni d'ennui ni d'angoisse existentielle. Cet état est associé à la solitude et à un grand besoin affectif. Les patients atteints du trouble de personnalité limite utilisent des mots tels que « vide », « manque », « aucun sentiment, aucune pensée, aucun rêve » pour décrire leur vécu.

8. Colère : La colère du patient ayant un trouble limite pourrait découler d'un tempérament excessif ou de la réponse du nourrisson à une très grande frustration. Que la cause soit génétique ou environnementale, les patients ressentent de la colère la plupart du temps, même lorsque cette dernière n'est pas exprimée ouvertement. La colère peut être provoquée par leur perception qu'une personne significative pour eux les néglige, les prive, les abandonne ou ne se soucie pas d'eux. L'expression de la colère est souvent suivie de honte et de culpabilité, ce qui contribue à leur sentiment d'être méchants.

9. Distorsion de la réalité : Les patients peuvent éprouver des symptômes de dissociation : un sentiment d'être dépersonnalisé ou que le monde est irréel. Ces symptômes sont généralement de courte durée, ne dépassant pas quelques jours et se produisent souvent pendant des situations extrêmement stressantes. Les patients ayant un trouble limite peuvent également avoir une conscience d'eux-mêmes irréaliste, croyant que les gens les jugent ou parlent d'eux. Par ailleurs, ces distordions de la réalité doivent être distingué de celles que l'on retrouve dans d'autres pathologies car en général, au moyen de « feedbacks », ces patients sont capables d'apporter des correctifs à leurs distorsions de la réalité.



Source: Le TPL en bref - John G. Gunderson

26 juin 2008

Fuck me, I'm not famous: Le psychologue et moi

Je n’avais pas le choix. Au début, je qualifiais mon état comme une simple baisse de moral, une mauvaise période et je croyais que je pourrais m’en sortir avec le temps. Je ne me rappel pas très bien quand mon état avait vraiment empiré… Je dirais un an. J’avais déjà beaucoup raté depuis 10 ans. Après toutes ces années de peines et de souffrances, je ne me supportais plus ainsi et j’étais obligé de tenter le truc. J’ai contacté psynaj pour qu’elle me donne quelques numéros de téléphone et elle l’avait gentiment fait. Elle avait dit aussi que je devrais voir un psychologue d’abord (un psychiatre en second lieu). Qui dit psychologue dit thérapie. Franchement, j’avais du doute à ce sujet parce que le rôle des thérapeutes se résume principalement dans la prise de conscience. Moi, j’étais parfaitement conscient de ce qui m’arrive et je savais très bien qu’il n’y a pas un déclencheur en particulier mais autre chose. En octobre 2007, j’avais déjà le numéro d’un psy bien réputé mais je n’arrivais pas à le contacter parce que j’avais la trouille. C’était naturel étant donné que c’était ma dernière carte à jouer. A cette époque, je fréquentais butterfly qui m’avait encouragé à appeler le psy et puis quand on ne se voyait plus, j’ai dut replonger de nouveau mais je ne l’appel toujours pas. A peine quelques semaines après, j’avais eu un peu de courage. Il m’avait demandé mon âge et m’avais interrogé si je prenais des cachets ou pas, et puis il m’a donné le numéro de son cabinet. Rien que ça, j’étais content et tout excité. 7 mois après, alors que la souffrance atteint son pic et avec mon histoire avec rym, je ne pouvais plus attendre. Il a fallu que je demande à une amie de m’harceler avec cette histoire de psy pour que j’arrive à prendre le rendez-vous. J’étais lâche, c’est vrai. Mais c’était naturel. Je me rappel très bien comment j’étais stressé dans la cafétéria, j’avais vraiment l’air pathétique mais le plus important c’est que j’avais pris le rendez-vous et mon amie est allée avec moi.

Le cabinet n’était pas très loin de la faculté seulement je ne connaissais pas bien l’emplacement et je ne voulais surtout pas être en retard, alors on a pris un taxi. Le rendez-vous était prévu à 14h. On était un peu en avance. Et puis, on y est. Le bureau était loin des cabinets qu’on voit dans les films ou dans les séries télévisées. Le décor est simple, je dirais même banal avec un canapé, un grand bureau, deux chaises pas vraiment confortables et un tableau accroché au mur. Le tableau était tellement moche que je voulais lui demander de le jeter ou de le remplacer. Pendant que j’observais le décor, le psy a attaqué avec les questions classiques : mon nom, mon âge, mes parents,… Heureusement qu’il a procédé ainsi, j’avais tellement peur qu’il me demande directement ce qui m’amène chez lui. C’était insensé. Et puis, je lui ai expliqué mon incapacité à gérer mes émotions, mes problèmes de confiance, mon état dépressif et beaucoup d’autres choses dont j’avais déjà parlé ici dans ce blog. Il disait qu’il me faudra 3 ou 4 séances et tout ira bien. Evidement, ce n’était pas possible. La séance qui dure une heure et demi comporte deux volets, psychologique et religieux. Je crois qu’il a beaucoup insisté sur le second volet, qui m’aide certes, mais qui ne pouvait malheureusement pas me guérir.

Quand on rentrait, mon amie et moi, je n’avais pas dit grand-chose parce que j’avais les idées embrouillées comme d’habitude voire plus. La thérapie était un peu prometteuse quand même mais pas tellement surtout avec l’humour du psy qui n’était pas de mon gout. Une semaine après, la deuxième séance, et puis la troisième… et puis, ça commençait à entrer dans la routine bien que les séances n’aient été pas séparées par une semaine exactement et les rendez-vous n’étaient toujours pas à la même heure. Mais bon. Au bout de ces quelques séances, le psy m’avait dit sans porter de gants que mon cas est assez compliqué. Il a parlé aussi d’une immaturité (je lui avais dit que je n’appréciais pas ce mot), comme si j’étais un enfant emprisonné dans un corps d’adulte, que j’ai l’impression d’être abandonné,… Je lui disais alors que c’est les symptômes d’un borderline mais il avait dit que c’était la limite du bipolaire (on reviendra dans une prochaine note sur ces deux troubles). J’avais déjà lu tant d’articles sur les deux troubles et il parait que la confusion était assez courante, et ça me faisait de la peine. Quand j’avais évoqué les cachets avec le psy, il disait si je préfère rester un bébé entretenu par des médicaments ou bien passer à autre chose avec la thérapie. Je lui disais qu’en combinant traitement et thérapie que j’irai mieux mais il m’avait dit qu’il ne prescrit pas de médicament et que c’était assez risqué pour mon cas. C’était au bout de 4 séances et puis il m’a demandé de voir mes parents pour qu’il puisse leur parlé de ce qui m’arrive, une prise de conscience comme il dit. Ce jour là, je me sentais tellement mal que je n’avais rien à dire et je trouvais ça intéressant qu’ils parlent de moi. En somme, la thérapie m’avait un peu aidé à me sentir mieux jusqu'à la sixième consultation. J’étais plus triste que jamais (sans aucune raison) et dés le début de la séance j’avais remarqué un truc inhabituel chez le psy. J’ai lu dans ces yeux un sentiment que je connaissais très bien,… la défaite. Il m’a paru bizarre ce jour là, il était tout sauf un psy. Il disait que j’étais lâche et que je ne voulais pas avancer alors je lui ai répondu que ce n’était pas vrai et que le faite de venir chez lui et les efforts que je fais au quotidien pour garder mon calme sont une preuve que je veux bien changer mais que je n’arrive pas à inverser le processus. Quand j’ai terminé mon explication, j’avais eu l’envi stupide de pleurer. Et j’ai pleuré. Le psy avait annoncé sa défaite et m’avait dit qu’il ne pouvait plus me garder tant qu’on n’avance pas. Il avait dit aussi qu’il n’arrive pas à comprendre ce qui se passe et que peut être ses capacités n’étaient pas au point de me soulager. Il avait écrit une lettre pour un psychiatre qui me prendra en charge et qui me mettra sous traitement. Il m’avait dis une autre chose que je n’ai pas bien entendue et m’a demandé de lui rendre visite après avoir consulté le psychiatre. Je lui ai remercié pour une raison que j’ignore et j’ai quitté les lieux larmes aux yeux…

18 juin 2008

Why staying?

What else can I say… for what else should I wait

This suffering I thought one day would disappear

And just go away.. So why should I stay

While all my grieves are still around the bay

Tormenting the smooth young boy again and again

I’ve seen the boy this afternoon and he looked like I am

Had a few talk, shared our pain and cried

I’ve been waiting for this to unfold

I wish if he could just told me what should I do

To free him so he’ll easily free me as well

Please take me to the other side of the river

Because I shouldn’t be this young boy anymore

This song I can not play, these words I can not say

Dreams I’ve made to resist and to forget

As I again beheld the maiden dance

And felt the misty shades…

We’ll wish this dream never ends but…

The truth dilutes the last mirage and paints it all in black

So why do I believe in dreams? Why should I stay?

Stop that train… I am leaving.

07 juin 2008

Placebo-Pierrot The Clown

Leave me dreaming on the bed
See you right back here tomorrow
For the next round
Keep this scene inside your head
As the bruises turn to yellow
The swelling goes down

And if you're ever around
In the city or the suburbs
Of this town
Be sure to come around
I'll be wallowing in sorrow
Wearing a frown
Like Pierrot the clown

Saw you crashing round the bay
Never seen you act so shallow
Or look so brown
Remember all the things you'd say
How your promises ran hollow
As you threw me to the ground

And if you're ever around
In the backstreets or the alleys
Of this town
Be sure to come around
I'll be wallowing in pity
Wearing a frown
Like Pierrot the clown

When I dream, I dream your lips
When I dream, I dream your kiss
When I dream, I dream your fists
Your fists, your fists

Leave me bleeding in the bed
See you right back here tomorrow
For the next round
Keep this scene inside your head
As the bruises turn to yellow
The swelling goes down

And if you're ever around
In the city or the suburbs
Of this town,
Be sure to come around,
I'll be wallowing in sorrow
Wearing a frown
Like Pierrot the clown

Like Pierrot the clown
Like Pierrot the clown
Like Pierrot the clown
Like Pierrot the clown

06 juin 2008

Loving ghosts

All my grieves excelled…

With bewitched charm, seduced my every days

Leaving not a single orphaned reason

To dream about pure sweet emotions healing my wounds

I was feeling dangerously free… I couldn’t handle it

I’ll be waiting for my beloved exhausted tears

I know they won’t leave me alone

My passionate cries and endless fears enlightening my meaningless existence

Blinding my flooded eyes, deafening my ears

How sweet if I could see you smile, if I could caress your face

I can feel you, I can hear you but I can’t see you

I wish if you could leave me

That shadow I can’t help but love

But tonight I’ll wish if I couldn’t be a humble slave but king to you

Keep this scene in mind and make sure to come around

“I’ll be wallowing in sorrow”

As I again will solitary go through the abundant plans

Wandering like a vagabond, expelled from the joy of men

Enjoying every whispering breeze around the burning branches

And I’ll always remember every single feeble leaf declining

As misty shades engulf the sky like past worm memories

I’ll cry and cry again bleeding my body from all its tears

But theses tears can’t bring me back to make up all the things that I’ve missed

And then I’ll close my eyes in ecstasy…

31 mai 2008

The other side of the river

Can’t find a way to pass over the other side of the river

I faintly raised my burdened head to see the special moon gone

Leaving not a single ray of joy to rest upon

And then I felt whispering breeze on my bloody skin

Unable to relieve my wounded spirit from all my endless grieves

I enjoyed belonging to this melodious but painful play

I’ll always remember the dance we entangled the feeble leafs and I

Many weary nights endured my unquiet dreams and my misery

How sweet if I could share with you

Falling in a somber sleep and quickly lost in a dream

I tried to find my way like a pilgrim who craves a shelter’s guiding light

No one could hear my exhausted unborn cries

So why should I resist more and more

The hurricane has taken all my strength

How sweet if I could imaging smooth emotions touching my heart

The war declared is everlasting and I just can’t handle it

I wish I could leave, I really wish I could leave

I can’t leave without doing something but I can’t do anything to live for

Tiered of seeking a ghost who could save me from my self

Take my hand and let us fly to the other side of the river…

25 mai 2008

Le zéro et le cent

Le zéro et le sang m’inspire…

Le cent aussi.

Une échelle de zéro à cent avec des maux

Des mots qui font très mal comme des flèches empoisonnées

Empoisonnées de tendresse et d’amours vierges…

Je suis amoureux de rien, du vide

Amoureux d’un rêve d’enfant emprisonné…

D’une nuit et de ce grand ciel étoilé

Du zéro jusqu’au cent

Y a rien, sauf du sang

Pas de nuance

Tu comprends pourquoi zéro est égal à cent?

Ça donne le même effet, donc c’est bon

Je me sens mal quelque soit le pourcentage

Comment peut-on monter et descendre lentement ?

Des efforts effrénés…

Un combat éternel perdu à l’avance

Un labyrinthe qui n’obéit à aucune loi

Non, c’est moi…

Alors ?

Tu me donnes combien sur une échelle de zéro à cent ?

Je te donne mon sang…

Et après ?

19 mai 2008

Viens avec moi...


Approches toi et prends ma main, sors moi de la. Ça fait un moment que je t’attends. C’est grave à quel point les nuits sont agitées ici. Ne me laisses pas te suivre, montres moi plutôt la lumière qui me guidera vers mon refuge… Je t’en pris, ne vient pas avec moi… Je te jure, c’est pour ton bien... Viens avec moi, viens… Non, non… Je ne peux pas. Souviens-toi de ces sourires et de ces fous rires. La brise s’en souviendra à jamais, les feuilles mortes témoigneront en notre faveur et on appréciera notre voyage magique vers un rêve qui ne sera jamais une réalité, parce que notre rêve est devenu notre réalité. Notre réalité est différente de la leur. On est très loin maintenant… On s’éloigne encore, on a besoin du calme… Il fait nuit et il pleut. Le brouillard couvre la splendeur de la pleine lune qui apparait à peine. Est que tous ça est bien réel ? Pour quoi les choses arrivent ainsi ? Pourquoi ce cadre ? Shhhhht… Ne dis rien et surtout ne fais rien, je crois qu’on m’appel. Je reviens… Ils m’ont dis de choisir, mes peines et mes douleurs disent que c’est une simple question de choix… Et le destin dans tout ça ? Tu y crois tellement fort, oui je sais. C’est le désordre total par ici… Ne Viens pas avec moi, on décidera quand le bon moment viendra, on ne peut pas prendre une décision dans un rêve. Je viens avec toi alors… Tu trouveras mon corps à cette adresse…

10 mai 2008

Ecrire.. Ecrire..

J'ai tellement envie de parler. Aprés tout ce temps sans rien écrire, j'ai vraiment besoin de m'exterioser pour essayer deseperement de calmer mes maux. L'écriture est mon seul moyen. Je n'aime pas trop parler de ça au grand public pour des raisons multiples. En fait, je parle trés souvent de mes peines à certaines personnes auquelles je mets trop de pression sans le vouloir. J'attends toujours qu'on me dise ce que mon esprit voudrait entendre, je voulais qu'on trouve la bonne combinaison pour déverouiller la porte. A vrai dire, les gens ne sont pas trés doués pour ça et ils ne devraient pas l'être pour la simple raison qu'ils ne peuvent pas réfléchir à ma place et ne peuvent pas sentir ce que je ressens pour savoir ce que je désir. Fort convaicu par cette illusion, j'ai côtoyé plusieurs personnes tellement différentes les unes que les autres mais en vain. C'est surtout les réactions qui me font mal et qui ne m'aident pas vraiment à avancer et c'est là que j'avais compris que les autres n'y peuvent rien pour moi, ça devrait être pour cela que je m'isole assez souvent. Des fois je me dis que ça sera bien si je rencontrerais moi-même, ça me fera du bien de pouvoir discuter avec lui pendant des années entières. pourquoi je dis ça? Je déraille... Il me faut de l'aide avant que ça soit trop tard, pour sauver ce qu'on pourrait sauver de ce qui me reste encore. Je n'ai jamais sentis un truc pareil, je ne me suis jamais sentis aussi proche de la fin, si ce n'est pas deja le cas. Et demain sera un autre jour...
Je me léve trop tard. Je mange un truc rapidement et je fume ma cigarette matinale. Il fait gris aujourd'hui mais il ne pleut pas, j'aurais aimer faire un petit tour sous la pluie pour m'éclércir les idées. Mon coeur bat toujours aussi fort et je me sens trés mal, ça va durer encore et encore. Même si je me sentirai mieux, je sais bien que ça recommencera alors pourquoi résister? Pourquoi continuer? Mieux en finir le plus tôt possible, maintenant... Il me reste une derniere carte à jouer, on discutera aprés...



22 avril 2008

Ma solitude

Les chants mélancoliques des rossignoles que j’écoutais attentivement garnissent royalement la douce brise de tous mes jours et toutes mes nuits

Les rayons étouffés d’un soleil mourant caresseront les branches d’un vieil arbre dénudé de tous ses feuilles déjà parties pour toujours mais jamais elles n’atteindront leur destination

Comment pourrais-je sentir la paix quand l’ombre embrouillé d’un refuge fané s’envole avec toutes mes joies et mes désires sous mes yeux aveuglés ?

Comment pourrais-je entendre en absence de ses chuchotements ? Comment pourrais-je voir en absence de ses larmes qui réchauffe mon visage ?

La nuit retombera malicieusement à temps, comme déjà prévu, et elle prendra mon cœur qui me brule entre ses mains glaciales et obscures

Je ramènerais avec moi quelques feuilles mortes, pour le souvenir, et toutes mes peines et mes souffrances tout prés du vieil arbre aux branches dénudées

Les chants mélancoliques mourront et on appréciera, la solitude et moi, le silence affreux de mon désespoir quotidien

Nous danserons jusqu'à la fin de nos jours entre les branches en flamme et nous aurons enfin le droit de rêver des émotions harmonieuse touchant mon cœur affaibli

La solitude me prendra violemment entre ses bras jusqu'à étouffé mon souffle pourris de malheur, j’embrasserai ses douces lèvres et je souhaiterai mourir dans ses bras

21 avril 2008

Earth day

Tomorrow will be the earth day’08. Go to http://www.google.com/earthday08/ and write down about how you’ll save the planet and share with all friends.

20 avril 2008

La délivrance

J’ai pris un air serin quand la brume engloutit l’horizon comme mes larmes tièdes, j’ai vu ton ombre de loin embrassant le mien

La lune embrassait l’eau glaciale dans laquelle on baignait, nous nous embarillâmes dans une dance harmonieuse les feuilles mortes et moi

Perdu dans un rêve, j’ai apprécié de loin les vagues peu profondes ou on dansait sous la pluie de tessons, chacun est un crie, un rêve, une larme. Je t’ai embrassé et je me suis noyé

J’ai levé ma tête lourde très haut vers toi grand ciel et j’ai prié la nuit chérie de calmer ma joie, pour ne jamais éparpiller toutes ces feuilles fatiguées

Les feuilles mortes et humides d’un passé pas très lointain couvriront tous mes sourires innocents pour l’éternité

Ces grands ciels couverts de toutes ces obscurités que j’appelais de loin et auxquels j’y tiens tellement, mes plus belles et agréables détresses

J’entends mes cris passionnés mais silencieux quand la brise glacial de l’aube engloutit mes pouvoirs et mes capacités, et je me retourne vers mes chagrins bien-aimés

Exposée à ce courant terrible de vent glacial, mon âme amère continue à errer comme un vagabond et peu encore se réjouir de ses peines et douleurs

Des cris sombres qui m’enchantent beaucoup mieux que les plus agréables des sons humains

18 avril 2008

My immortality

Ne plus savoir ce que l’on pense de soi même est certainement inacceptable. On déraille et on entre dans une spirale qui prend les commandes et qui n’a pas l’intention de nous libérer. Une chose est sûre, la spirale ne te laissera jamais tomber. Elle te retient comme rien ne pouvait te retenir à quoi que ce soit. Quand tu y entre, ça te plait au début mais au fils du temps tu en as marre. Elle te plait parce que tu sens que ça t’appartient à toi seul jusqu’à atteindre le point critique, la confrontation avec une sa propre réalité. Une réalité cachée par toutes ces carapaces et ces mensonges mais qui finie par apparaitre, elle finit par s’imposer. Finalement, tu découvres que la spirale c’est tout simplement toi. Oui, je suis une spirale infinie d’émotions fortes, rien d’autres. Il n’y a pas de nuance, soit c’est noir soit c’est blanc. Un truc de dingue complètement incontrôlable qui n’obéit à aucune règle, ça devrait être pour cela que je déteste les jeux de hasard mais quoi dire quand il s’agit de sa propre destiné. Encore faut il ce putain d’effort surhumain pour survivre. Je suis abimé, endommagé… Une alerte rouge devrait être déclenchée pour sauver ce petit navire en bois fissuré par toutes ces vagues et ces orages qui ne finissent toujours pas. Les tempêtes ne s’arrêteront jamais, ça c’est sur. Il faut ‘juste’ que j’apprenne à résister, à éveiller cette flamme, réduite en cendre dispersé un peu partout, face au vent glacial, il faut que j’apprenne à rester debout à l’intérieur de ce tornado, à lever mes bras vers le grand ciel et dire, ‘Je suis encore là, je suis vivant’. Seulement, je me sens hors de moi, je n’arrive plus à me contrôler… Je hais mes émotions et mes sentiments pour la simple raison qu’ils me possèdent au lieu de les posséder, pour la simple raison qu’ils ont détruit la coque du bateau, pour la putain de simple raison qu’ils font que je passe complètement à coté… Encore faut-il tout cet effort pour expliquer à ses parents qu’on a vraiment besoin d’aide, parce que l’heure est grave, et comment leur expliquer sans leur faire du mal car ils y sont pour rien… Jamais je n’étais aussi prés du but, je peux voir avec une certaine facilité à travers mes peines et mes douleurs sans pour autant pouvoir les surpasser. Il est certain que le Temps n’apporte jamais de réponse mais il me faut un peu de temps pour prendre l’air et pour aller tout droit vers la solution. Je sais que c’est un peu difficile pour un Wounded Spirit de croire en lui-même, il te faut un coup de pouce, il te faut un espoir infime. Ouvre grand les yeux et regarde par toi-même combien tu es tellement détaché et isolé de ce qu’ils appellent la vie… Tu sais que je te maitrise et que j’excelle dans ton langage, fais moi confiance et arrête tes conneries bordel ? Tu te rends compte putain ! C’est quoi cette obsession de devenir parfait? Tu n’arriveras jamais à devenir un dieu, tu comprends ? Regarde moi quand je te parle ! Wounded Spirit doit mourir… Il ne sert plus à rien du tout. N’essaie plus de te cacher derrière ce personnage pathétique. On s’offre simplement un petit moment de renaissance et de délivrance à travers l’écriture ni plus ni moins. L’orage est là, la tempête est très violente, tu es couvert d’eau jusqu’aux narines, la pluie sera encore plus forte cette nuit, la prochaine et la prochaine aussi. Mais tu es encore là mon grand, tu respires encore et tu es vivant… Oui, c’est vrai. Ce monde t’appartient et tu pourras le quitter quand tu seras prés, tu traverseras bientôt la porte pour atteindre l’immortalité…

07 avril 2008

Writting from heaven...

Comment je pourrais dormir avant de décrire un tel bonheur? Comment je pourrais laisser un tel moment s’envoler sans en profiter? Je suis devant le devoir de l’immortaliser. J’ai survolé les terres les plus lointaines, les terres imaginaires dans mon vrai monde réel. Cette balade est bien réelle, imaginaire vous dites? Je souris et je continu à voler vers ma destination parce que jamais je n’ai été aussi prés de la source. La source que personne ne pourrait la voir. Ça ressemble a un beau rêve seulement c’est du réel puisque j’écoute de loin la mélodie triste de la vie; mais cette fois ci je ne pleur pas, mais je souris et je continu à voler vers le septième ciel en survolant les terres les plus lointaines, les terres imaginaires dans mon vrai monde réel… Je vole et je m’approche de la lueur qui commence déjà à apparaitre… La bonne rime, oui, c’est grâce à ça! Il m’a fallu patienter tous ce temps pour qu’elle jaillisse tout de droit de l’obscurité éclairant ainsi le monde entier, mon monde! Et soignant ainsi les blessures les plus profondes et les plus inguérissables. Je les ai vues se cicatriser de mes propres yeux et puis j’ai justement ouvert grand les yeux. J’étais enthousiaste mais jamais je ne croyais voir une telle splendeur. Désormais, la lumière est partout et ça serait vraiment difficile de la faire disparaitre. Mes yeux étaient habitués au noir, c’est vrai, mais quand j’ai quitté l’ombre, je n’avais en aucun mal aux yeux. La lumière est tellement douce. Bientôt, une nouvelle ère s’apprête à commencer, une ancienne page sera tournée à jamais et je ne m’arrêterai jamais à voler, jamais…

05 avril 2008

Hear what is writting on the wind

Un texte triste est écrit, une mélodie obscure est jouée au fond sombre d’une scène mélancolique. On croyait le personnage mort tellement il était confus et tellement il se sentait mal. Il allait tellement mal qu’il ne se supportait plus. Plus il avance, plus il apprend mais jamais il a appris comment contrôler ses émotions. Il est difficile de dire si son état lui serait bénéfique mais ce qui est sur, c’est qu’il lui permettait d’atteindre des seuils assez élevé et à dépasser plusieurs limites. Le personnage, c’était moi, Wounded_Spirit. Une âme perdue au beau milieu de nulle part. Le texte, c’était mon récit gratté sur un mur de pierre. Ce qui me retient encore en vie c’est peut être cet espoir infime, qu’on appel miracle, que le texte aura finalement un sens et qu’on puisse lire entre les lignes sans se soucier de ce qui est écrit en apparence. Quand soudainement, tous ce qui m’entoure disparaissent… Il n’y avait plus rien. Même les étoiles qui décoraient mon ciel s’éteignent devant l’éclat de celle qui illumine tous mes jours et toutes mes nuits. Rien ne pouvait m’empêcher de la voir. Sa splendeur était vraiment très magnifique, même l’agitation des nuages n’arrivera jamais à cacher une telle lumière. Elle est là, je sens sa présence qui couvre la mienne… Je savais que la source n’était pas si loin, j’étais tout prêt. Mon texte avait besoin de quelques retouches. Depuis ce jour, J’écoute attentivement chaque mot soufflé par chaque rayon lumineux et chaque brise. Ces mots enrichissent mon texte et le rendent encore plus joyeux. Finalement, j’avais compris que mon récit pouvait avoir d’autres significations, il ne pouvait pas y être pour rien… Il lui manquait juste… La bonne rime

28 mars 2008

My immortal (piano-vocal)

I'm so tired of being here
Suppressed by all my childish fears
I would give the very breath from my chest
To give you all the things that my mind couldn't bear
And if you have to leave
I wish that you would just leave
'Cause your presence still lingers here
And it won't leave me alone

These wounds won't seem to heal
This pain is just too real
There's just too much that time cannot erase

When you cried I'd wipe away all of your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But you still have
All of me

You used to captivate me by your resonating light
Now I'm bound by the life you left behind
Your face it haunts
My once pleasant dreams
Your voice it chased away
All the sanity in me

These wounds won't seem to heal
This pain is just too real
There's just too much that time cannot erase

When you cried I'd wipe away all of your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But you still have
All of me

I'd love to walk away and pull myself out of the rain
But I can't leave without you
I'd love to live without the constant fear and endless doubt
But I can't live without you

When you cried I'd wipe away all of your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But you still have
All of me

take off your mask so I can see your face

S'il y aurait un truc auquel j'y tiens vraiment ça sera la sincérité. D'après mon expérience personnelle, j'ai appris que tout le monde simule et que tout le monde porte un masque. Qu'on le sache ou non, on est amené assez souvent à se comporter d'une telle manière ou d'une autre, suivant l'attente des autres. On expose ce qu'ils veulent recevoir de nous par peur d'être démasqué. On l'apprend dés notre jeune âge avec les consignes de nos parents et surtout avec les contraintes qui nous sont imposées par le monde extérieur; parce que faire partie d'un groupe c'est de s'incliner face à ses règles. Cela grandit avec nous au point que nous perdions notre vraie nature si jamais on aurait une. Es ce qu'on a vraiment une nature? est-elle figée? Personnellement, j'y crois pas. D'ailleurs, j'ai du mal à comprendre la notion de personnalité. Les experts parlent plutôt de traits de personnalité caractérisant l'individu. Franchement, je n'aime pas dire que nous sommes rien que des masques parce que ça cache la réalité sans pour autant pouvoir la changer. C'est une vraie source de problème pour soi et pour les autres. En effet, porter un masque c'est ne pas être à l'aise avec soi même et ça fait passer de faux messages aux autres. La sincérité serait donc d'essayer de se débarrasser de ce masque pour exprimer ce que l'on ressent et d'agir en conséquence. Pourquoi a-t-on peur de nos propres sentiments? Et pourquoi a-t-on peur des autres? Dans ce contexte, je crois que l'ouverture totale aux autres est absurde pour une simple raison: chacun de nous cache des secrets qu'il n'ose même pas raconter à lui même. On vit avec ça et je le comprend parfaitement. Par contre, ce que je ne comprend pas c'est pourquoi agir contrairement à ce qu'on pense ou à ce qu'on ressens? Pour oublier ces secrets? Ce n'est rien qu'une illusion car on ne peut jamais les oublier; par contre, on apprend à vivre avec (non, pas avec le masque). S'il y aurait un truc que j'ai appris de mon malaise ça sera une grande ouverture d'esprit qui me laisse penser que tout est possible et qu'il y aurait toujours une solution. Oui, j'y crois aux miracles...

23 mars 2008

Tonight is the night...

C'est la nuit, enfin! La lune, cachée par quelques nuages, n'arrive toujours pas à éclairer tout le noir. Elle m'a fait rêvé et sa lumière m'a toujours fait du bien. Le chuchotement des cigarettes que je fume brise le silence et me demande d'arrêter de fumer mais moi je préfère l'ignorer. Il fait beau, l'air est frai et les étoiles décorent parfaitement le ciel. Ce soir est le grand soir, ce soir je me sens vivre et je me sens libre. Je suis calme tout comme la douce brise qui caresse tendrement les flammes des milles et une bougie que j'ai allumées pendant vingts trois ans maintenant. Je me sens léger, je me prépare pour voler. Ce soir c'est mon soir, je veillerais jusqu'à l'aube pour en profiter et pour le remercier. J'adore les moments banales comme celui ci qui surgissent sans prévenir et sans aucune raison pour me libérer de toutes contraintes et toutes chaînes. J'ai tellement envie que le temps s'arrête parce que je sais très bien que ça ne va pas durer très longtemps et que je replongrais de nouveau face aux stress du quotidien. ça n'a pas d'importance puisque de tel moment existe. Je suis là et je respire encore. Même la solitude est maintenant incapable de noircir le tableau, elle le rend juste un peu mélancolique. Ce soir, il fait jour en pleine nuit. Seulement, j'ai besoin d'une présence même virtuelle, une douce main qui caresserait mon visage jusqu'au petit matin. Celle qui chantera mes mélodies angéliques me manque ce soir. J'ai tellement envie de ce baiser arraché, j'ai tellement besoin de ce "Je t'aime" parachuté...

21 mars 2008

C'est vide ou il n y'a rien?

D'habitude j'écris mes posts tard la nuit. Maintenant que j'ai plus d'une semaine sans écrire un mot je sent l'envie de le faire même en plein après midi. J'avoue que je suis mieux inspiré la nuit, dans le noir. J'ai du mal à écouter mes propres voix intérieurs avec le son de la télé et le bruit venant de l'extérieur de la maison. Et en plus, la lumière du jour me fait mal aux yeux et rend la visibilité moins claire sur l'écran. Ma soeur devrait travailler ici, donc pas question de fermer la fenêtre. J'ai un problème avec mon ordinateur portable, d'ailleurs j'attends un ami pour m'apporter le câble du disque dur pour le formater en NTFS (il est en Ext3 maintenant, merde!). Anyway,... Je l'ai déjà dis et je l'ai répété trente six milles fois mais je le dis encore, j'aime les blogs. J'adore ça. Les gens parlent de tout dans leurs blogs, la politique, la musique, l'informatique, la psychologie, l'islam, les histoires personnelles. Bref, on aborde un peu tout les thèmes et on y sent de l'implication, parfois trop même. Mais moi, j'aime parler de rien. C'est mon truc. Je crois que ça permet de créer une sorte d'équilibre imaginaire entre mes écrits et les leurs. C'est comme si il y avait deux verres, l'un vide et l'autre remplis. On dit que les deux verres sont équilibrés parce que l'un complète l'autre. Pour éviter tout mal entendu dans l'image précédente je vais y aller en détail. La méthode est toujours la même, les questions. C'est quoi le vide? et remplis de quoi? Peut on dire que le vide est remplis de rien? Dans ce cas, est il possible de dire que tout est remplis? Rien n'est pas le vide parce que ça cache ce que l'on veut pas montrer et parallèlement, on ne veut pas montrer le vide parce que ça sert à rien de le faire. Pourquoi ce sentiment chronique de vide? Pourquoi je n'arrive même pas à le remplir de rien? Je savais que c'était assez compliqué pour pouvoir m'en sortir tout seul. Mais quand j'explique ça aux autres ils essaient de me faire croire que tout va bien. La dernière fois je suis allé assez loin mais sans résultats. 'je ne peut plus et je ne veux plus vivre' c'est ce que j'avais dis à mes parents. Je ne voulais pas le dire mais je ne pouvais plus le cacher pour aussi longtemps. Please Mom and Dad, I need a doc. I can't wait anymore. I know that it'll be Ok and I'm sure that it's gonna happen.

12 mars 2008

'Eh... Tu veux jouer?'

Le décor est simple. Jamais il n’a été aussi simple, il n’y a rien ou presque. Une seule couleur et ses nuances envahissent la scène. On entend au fond une seule note et un rythme…, c’est le rythme. Les personnages sont nombreux mais on n’arrive pas à les discerner. Chacun joue un rôle et s’en va. Ils ont l’air d’apprécier le jeu mais pas moi. En fait, le jeu n’est pas si nul que ça sauf que je suis un mauvais perdant. Je ne sais plus jouer et je ne veux plus jouer, d’ailleurs de quel jeu on parle? Je crois que je me suis trompé de scène. Je me trompe assez souvent. Y a-t-il vraiment d’autres scènes? Je suis entrain de perdre. J’ai quasiment perdu tous mes points. Je ne peux plus jouer alors? On m’avait conseillé de créer mon propre jeu mais j’en ai oublié les règles. Ma scène est vide, le décor est simple. Il n’y a absolument rien. Je suis le seul personnage, la musique de fond est composée par mes sanglots et mon rythme cardiaque. Je déraille. Je ne contrôle plus ce que je vois ni ce que j’entends. Je perds le contrôle. J’atteints la limite sans pouvoir la dépasser. Il y a toujours une limite. Changement de décor : Sous l’eau. J’ai du mal à me déplacer. Je ne sais pas nager, je ne peux pas respirer. C’est bientôt la fin. Mais fin de quoi? Serait il possible d’avoir la fin avant le début ? Oui, ça sonne bien. Un miracle. Me faire… Je m’évanouis. La musique de fond baisse sans s’arrêter. Je suis encore en vie mais inconscient. Ça me fait du bien, je me sens plus léger. Je reprends conscience et puis j’entend une voix me disant ‘eh… Tu veux jouer?’. Je n’ai même plus la force pour croire à ce que j’entends. Je n’ai plus la force pour me sentir soulagé tellement je suis confus. J’en ai marre du ‘pas tout a fait, mais presque’. Un miracle, il me faut un miracle…

08 mars 2008

J'écris tout sauf que c'est rien

Je me fatigue. Je me torture avec ces questions bizarres et je sais très bien que la réponse ne me suffira pas. Alors pourquoi continuer? Je me trouve très bavard étant seul et muet avec les autres. Je n’ai vraiment pas le choix. Trop d’émotions, parfois contradictoires, s’agitent mais restent à l’ombre parce qu’elles n’ont pas le droit d’apparaître. Des émotions tellement fortes qu’elles font très mal, seulement je préfère les garder pour moi: Des impulsions de colère sans un vrai mobile, se sentir humilié par son entourage, des angoisses, du stress pour rien du tout et beaucoup d’autres faits qui me torturent aléatoirement et sans raison. Il y a une contradiction flagrante dans ce qui suit mais c’est ce qui se passe: Je disais que je préfère garder mes émotions pour moi parce que mes réactions n’auront pas d’explications. Alors je me dis pourquoi me disputer avec un ami pour une telle phrase qui ne devrait, normalement, pas susciter tant de colère? Ou alors pourquoi me bagarrer avec quelqu’un pour une mauvaise plaisanterie? J’ai peur d’être violent (verbalement ou physiquement), surtout avec mes proches. J’en ai peur car j’ai vraiment besoin des autres quand je me sens seul, je ne veux pas que mes amis m’abandonnent par contre, parfois ils me font tellement de la peine que je prie de rester seul toute ma vie. C’est dingue! Je ne comprends rien. Peut être en fréquentant les gens serais-je en train de recherche l’être parfait. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je crois encore en son existence. Je ne peux plus me supporter ainsi, je ne peux plus supporter les battements de mon cœur, je ne peux plus être sous contrôle de mes émotions. J’ai déjà raté tant de truc à cause de ça. Je n’avais pas le courage d’appeler le cabinet mais j’ai demandé qu’on me le fasse et ça sera pour bientôt. Ça ira mieux après…

PS assez de conneries pour ce soir, go to bed.

03 mars 2008

Just can't do it

Can't breath my last burning air, can't see through it
Can't sort worm tears, can't deal with all my fears
Can't support my heart beating the wrong way, can't afford the strengh
Can't get out off of my downing deep, can't change it
Can't avoid my pain, can't forget my sorrow
Can't have fun, can't do it
Can't live anymore... I just can't live anymore...


PS: It's getting a little bit clear so wait for me, I'll be back from my hell.

11 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part IV)

Je crois que ce texte commence à devenir un peu trop long et ça sera mieux si je le termine ce soir. Entre nous, c’est la partie la plus critique de tout le récit. J’espère pouvoir bien m’exprimer pour ensuite tirer les bonnes conclusions de ce que j’avais écrit et de vos commentaires enrichissants. Parlons maintenant du second degré. C’est comme une grande crise de panique en fait, pendant laquelle je perds le contrôle. Comme je disais hier, le rythme cardiaque s’accélère, je deviens très nerveux et beaucoup d’autres symptômes. Je sens surtout que je ne sers à absolument rien du tout et que je n’ai plus aucune envie. Quand je dis aucune envie, j’ai l’impression que l’expression s’avers approximative et qu’elle n’exprime pas le sens voulu. Disons que je me sens tellement mal que ça m’arrive de penser que je vais exploser d’une minute à l’autre. En un mot, c’est insupportable et quand ça m’arrive je pense même au suicide. Des fois, je me dis que si je n’étais pas musulman je me suiciderai tout de suite. Je ne suis pas un suicidaire quand même, allé ! Il est très difficile de décrire un tel état de détresse, en fait. Je n’arrive plus à me rappeler de certains détails. A propos, certain commentateur anonyme vient ici pour me dire que je suis fainéant, que si je veux bosser, je bosse et je me tais et d’autres choses qui m’ont blessé, franchement. Evidemment, je ne cherche en aucun cas à me défendre ou à m’expliquer parce qu’il ne pas me juger à travers quelques mots lus sur mon blog mais je voudrais dire deux ou trois mots la dessus. Tous ce que j’entends, ce que je vois voire ce que je fais quand j’entre dans un état de panique est oublié à jamais ou presque. Comme si je deviens un trou noir, tous ce qui entre ne sort jamais. Cela est tant, quand j’essaye de bosser, comme il dit, je lis, je relis, je fais et je refais les trucs trente six milles fois sans pour autant pouvoir les garder en tête. Ma mémoire me joue des trucs et elle me trahit souvent, et tu sais quoi, ça me fait tellement de peine. Soi sûr anonyme, jt’en veux pas, passons maintenant. D’autres commentateurs ont évoqué un point très sensible qui est la confiance en soi. Il est vrai que j’ai perdu tout ce qui me restait de ma confiance en moi. Or la confiance c’est notre ‘fuel’ et on ne peut pas vivre en son absence. Elle est liée aux multiples échecs que j’ai endurés pendant tous ce temps. C’est tellement compliqué que je n’arrive pas à voir si ce sont les échecs qui ont causé la perte de confiance ou le contraire (les deux sens sont vrais). D’ailleurs je devrais insister sur ce point lorsque je serai chez le psy. Je voulais parler maintenant sur ma relation avec les autres mais cette partie devient plus longue que je ne le pensais. Laissons ça pour une autre fois.

To be continued…

10 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part III)

Le trouble psychiatrique n’est pas un choix comme l’a dit Mad Djerba. Soi je suis malade soi je suis sein, il n’y a pas d’autre alternative. Mais comme je l’avais expliqué précédemment, découvrir que je suis atteint par un trouble ne me causera pas tant de peine. Honnêtement, ce qui m’inquiète le plus ici c’est mon ignorance. J’ignore tous sur moi-même, sur ce que je suis et, évidemment, sur ce que je deviendrai plus tard. La seule chose que je n’ignore pas c’est mon passé. Vous avez sûrement remarqué que même pour le passé j’ai employé le verbe ignorer dans la forme négative, cela supposerait que j’ai uniquement une petite idée sur mon passé, je ne suis pas sûr de le savoir. Je ne veux pas entrer dans de tel détail mais je vais le faire quand même. Je pense que je ne suis pas bien placer pour dire que je tiens mon passé en main. Parce que quand je découvre que j’entends sans écouter, je regarde sans voir et que je pense sans réfléchir je me dis qu’il y a forcement un truc qui déconne chez moi. En revanche, mon passé, tel que je le vois maintenant, ne présente pas de problèmes. Au contraire, avant, c’était beaucoup mieux qu’aujourd’hui et il n’y avait pas de faits marquants pouvant expliquer le malaise actuel. Tous ça pour dire que mon passé me semble clean cependant le narrateur essaye de me convaincre que la cause de toute cette peine est cachée dans l’un de ces tiroirs. A vrai dire, ça me parait logique. Je vais tenter à présent d’explorer cette peine pour savoir si elle est réelle ou pas. Il est vrai que je la ressens, je la ressens quasiment tous les jours mais je me dis qu’elle pourrait être une illusion. Je ne sais pas. Il est à signaler ici que je la sens plus quand je suis en public moins quand je suis seul, l’inverse est parfois vrai, mais c’est généralement le cas. La douleur se divise en deux. Un premier degré et un second: le premier n’est pas inquiétant, d’ailleurs tout le monde le ressens. C’est une simple inquiétude, de simple angoisse. Par contre le second degré fait du mal, il accélère le rythme cardiaque, il cause des maux de tête, il freine la respiration, il me fait sentir que je suis prisonnier, il me donne une grande envie de pleurer,… Il n’existe pas de comportement spécifique à chaque degré et il n’existe pas une bonne façon pour gérer la situation. Quand je suis seul et qu’elle est du premier degré il me suffit de jouer à la PES, de voir un film ou d’écouter ma musique préférée par exemple pour me sentir mieux. Si elle passe au second degré, je pars chercher quelques bons amis ou je les appel. Ça ne m’aide pas beaucoup mais bon. Le second degré ne me quitte que lorsque j’aille dormir, après que mon cœur aurait battu tellement fort à 200 à l’heure. Le résultat n’est pas garanti bien sur, c’est tellement aléatoire que ça me rend encore plus fou. Quand je suis avec d’autres gens, c’est autre chose. Les gens c’est ma famille, mes amis, mes soi-disant-amis et mes collègues à la fac. Cette classification ne sert à rien puisque les autres je les vois ainsi: ma famille, les amis dont j’ai toujours besoin d’eux, les amis dont j’ai parfois besoin d’eux et les autres. Je dois l’avouer, c’est un peu égoïste et hypocrite de ma part mais j’y peux rien (je reviendrais plus tard sur ça). God damn it ! Je cois que la dernière classification n’a pas de sens non plus. Je dirais que c’est moi et les autres tout simplement.

To be continued…

08 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part II)

Je suis tellement confus que j’ai vraiment du mal à poursuivre ce que je veux dire. Ça serait plus raisonnable de poursuivre avec la maladie pour essayer de comprendre cette histoire d’être et de paraître à travers mon expérience personnelle. Juste un éclaircissement, quand je dis ça, je ne cherche en aucun cas à généraliser ou à développer une théorie. C’est clair que la sociologie n’est pas mon truc, et ce que j’essaie de faire c’est simplement comprendre ce qui est entrain de m’arriver. D’ailleurs, je crois que c’est la quête de tout le monde.
Malade ou non? C’est la question du moment. Les humains fuient par instinct à la douleur et ça nous affole d’être malade, particulièrement quand il s’agit d’un trouble psychologique ou mentale. Moi, au contraire. Paradoxalement, je trouve que ce que j’avais dis dans le texte précédent est absurde, pourtant c’est vrai. Je veux tellement être atteint par un vilain trouble psychologique. Dans ce cadre, trois éventualités me traversent l’esprit. La première pourrait être à l’origine d’une insupportable insatisfaction vis-à-vis du regard que porte les gens sur moi. En d’autre terme, la partie la plus faible de mon esprit estime qu’elle a besoin qu’on s’inquiète d’avantage sur elle. Elle veut que les autres s’occupent d’elle. En cas de maladie, ça pourrait attirer plus d’occupation et d’attention. En effet, l’entourage sera plus attentif à ce qu’il dis et ce qu’il fait face à un malade (en tout cas c’est ce qu’elle pense). Appelons cette partie de moi P1. Elle estime aussi que la guérison se fera en très peu de temps. La deuxième, P2 essaiera de trouver enfin une explication, plus ou moins raisonnable selon elle, à cette interminable souffrance à travers ce trouble. La troisième partie, P3, voudra trouver une explication à tous les échecs scolaires et sociaux. Elle pense le trouver dans la maladie. Après cette classification, il est un peu difficile de situer ces trois parties soi dans l’être ou le paraître. Il est évident que P1 figure dans le paraître parce qu’elle évoque explicitement les autres et leurs influences. P3 fait allusion aussi aux regards extérieurs mais implicitement car la réussite et l’échec, au-delà de la satisfaction ou l’insatisfaction personnelle, sont liés aux regards externes. Nous aimons que les gens apprécient notre travail, on ne peut pas le nier. P2, en son intégrité, concerne uniquement ce qu’on a appelé précédemment l’être et non le paraître. Ceci est vrai dans le cas où je ne suis pas masochiste. Ce n’est pas à écarter mais c’est peu probable. En résumé, deux parties sur trois accordent une grande importance aux autres. Une vérité qui me laisse sans voix, moi qui croyais le contraire. Ça pourrait expliquer le désaccord entre le narrateur et moi. En fin de compte, qu’est ce que j’en ai tiré de tous ce bordel? Où m’amène tous ça? A nulle part, c’est simple. Mais, le narrateur me fait passer une mélodie triste pareil à celle qu’on écoute à la fin d’un film tragique. On en conclu que ça doit être la fin de l’histoire. Aurais-je cette force surhumaine pour visualiser ce film encore une fois et éventuellement améliorer certaines scènes?

To be continued…

07 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part I)

Il y a une grande différence entre l’image que nous voulons refléter, l’image à travers laquelle les gens nous perçoivent et ce que nous sommes vraiment. Généralement, nous essayons de refléter ce que nous n’avons jamais réussi à être. C’est une sorte de consolation envers nous-même, non seulement à travers les regards extérieurs mais aussi à travers notre regard intérieur. Nous cherchons à tout prix la reconnaissance des autres pour ne pas voir à quel point on est pathétique. L’entourage y joue donc un rôle important: plus on est entouré par des personnes superficielles, on réussi plus facilement à faire passer l’image. Mais quelle réussite! Es ce qu’on est là pour nous ou pour les autres? Tous ce que nous faisons, ce que nous voulons faire et ne pas faire, c’est pour nous ou pour les autres? Pour quoi a-t-on si peur de découvrir ce qu’on est vraiment? En fait, ça ne fait qu’empirer les choses parce que, je pense, que le trouble dissociatif est inévitable et ça serait difficile plus tard pour nous de trouver une différence entre soi et l’image. On perd forcément le contrôle, on doute, on cherche à droite et à gauche pour savoir qui mène et qui est mené. Parfois, il me semble d’avoir la situation en main croyant que j’ai fait telle chose suite à ma propre volonté mais tout de suite après j’entends cette fameuse voix interne. Maintenant, cette voix, je l’appel ‘le narrateur’. Le narrateur me dicte ce que je dois et ce que je ne dois pas faire, il me rappel certains faits du passé, certaines paroles que j’avais prononcé, il chante, il me fait croire des trucs. Je ne comprends pas pourquoi est il si cruel avec moi, je ne fais que répéter ce qu’il dis et je ne fais que ce qu’il me demande de faire. Des fois, je désobéis. Le narrateur rigole et me dis que c’était ma propre voix. J’ai tellement envi de ne pas y croire. Aurai-je le choix? Aurai-je ce putain de choix? Mais c’est quoi cette histoire de narrateur… ça pourrait être un autre mensonge pour ne pas prendre ma vie en main et pour fuir la responsabilité. Serai-je aussi faible que ça? Et pourquoi je n’appel pas le psy d’ailleurs? Aurai-je le plus peur d’être sein que d’être malade ou quoi? Ça n’a aucun sens si je dis que ça m’arrangerait d’être malade, mais c’est la vérité. En absence de la maladie, il sera difficile de me trouver un autre prétexte pour baisser les bras et pour ne pas continuer. C’est la solution facile (si vous permettez que je l’appel solution). Je suis parfaitement conscient que ce que je raconte est très grave mais il fallait que je le refoule, ça ne m’aide plus beaucoup, mais bon…

To be continued…

19 janvier 2008

Je crois que c'était le mauvais choix

Ce semestre était sans doute le plus affreux de toute ma vie estudiantine. J’assiste rarement au cours, je ratte des séances de TP aussi et je me trouve juste avant les exams sans papier, sans aucun document ou presque. Ce n’est pas que je n’ai plus envie d’étudier, au contraire, mais rien ne me motive. Ni les profs, ni les enfants de notre école. Il se trouve que certains cours seront loin d’être parfaits. En effet, lorsqu’on révisait pour les DS on a trouvé pas mal de faute dans nos documents. A cet effet, j’ai élaboré une théorie : alors, si le cours contient des erreurs cela veut dire que c’est bel et bien le cours de notre prof, s’il n’en contient pas alors c’est sûrement un cours téléchargé sur Internet. Moi, concernant les profs, j’en ai vu de tous les genres mais cette année… je vous raconte pas. L’année dernière je disais que l’état de notre enseignement supérieur est alarmant, et je persiste. En fait, après le rejet de mes dossiers en France, en USA et au Canada, j’avais le choix entre entamer une carrière professionnelle ou continuer dans cet établissement privé. J’ai bien peur que j’ai fait le mauvais choix. On n’a pas encore bien compris le concept de fac privée en Tunisie, ni les étudiants, ni les profs, ni l’administration. Personne. Les profs nous traitent comme des alphabets et ne font absolument aucun effort ou alors ils sont trop cons pour qu’on leur demande plus. D’ailleurs, je me demande s’ils étaient qualifiés pour enseigner, je dois vérifier leur diplôme. Quant aux pauvres étudiants, ils croient encore qu’ils peuvent tout imposer ‘9al chnoua, na9ra b flousi’. C’est vrai que ce n’est pas gratuit mais ce n’est pas possible d’annuler un exam par exemple. L’autre jour, on était presque mis face à cette situation. ‘9allek aya lyoim manesh m3adine’. On discutait avec le prof et avec le secrétaire général et moi je regardais, comme un imbécile d’ailleurs. C’est vrai qu’on a passé le devoir mais j’étais hors de moi. Je ne pouvais pas me concentrer pendant une seconde sans penser à quel point mon état est devenu pathétique. A propos, une camarade m’avait dis l’autre jour quelques mots qui ne voulaient pas se détacher de ma mémoire (Merde, je ne savais pas que ma mémoire auditive était aussi bonne). Que ce soit de bonne ou de mauvaise foi ne me concerne pas mais elle avait raison et ça me faisait vachement mal. Je savais depuis tout petit que toute vérité n’est pas bonne à entendre. Elle me disait : ‘Toi, tu avais réussi ton bac avec mention très bien, tu étais a tel fac et puis maintenant on est l’un à coté de l’autre dans la même salle, moi qui a à peine réussi mon bac’. Je me dis alors qu’est ce que je suis entrain de faire dans un établissement pareil. Je n’ai jamais jamais jamais jamais jamais jamais imaginé me trouver dans une telle situation. J’ai brillé mais mon éclat n’était pas aussi fort pour supporter toute l’obscurité. Je dois impérativement changer de vie et d’environnement sinon je ne pense pas pouvoir me supporter pendant ce qui me reste à vivre. D’ici là, je devrais au moins bien terminé les exams qui commencent ce lundi. Ma préparation est très modeste. Hier, j’ai bien travaillé, un peu moins aujourd’hui mais bon… Demain, je pars chez César pour continuer le travail. Je sais que c’est insuffisant, de toute façon, les profs ne vont pas trop se casser la tête. C’est copier coller du TD et du cours. Pauvre fac privée, pauvre enseignement supérieur. Pfffff, mala 7keya…

17 janvier 2008

Je suis de retour

Après ce silence qui a duré moins longtemps de ce que j’aurais cru, je me décide de m’y remettre. Je ne sais pas si la pause devrait se poursuivre ou que je devrais revenir à nouveau au blogging, mais je reviens quand même. Au début, j’ai complètement déserté les blogs et, je dois l’avouer, ça m’a fait du bien parce que je prenais un peu de distance par rapport à la vie virtuelle que je menais. Une vie virtuelle qui n’était pas si différente du vrai vécu en fait,… moins difficile, moins de contrainte, c’est vrai. Mais bon,… Ce que j’avais appris, c’est qu’on ne pouvait pas y échapper, qu’elle soit réelle ou virtuelle, ma vie c’est ma putain de vie. Je reviens donc pour revisiter les blogs et pendant mes visites je ne sentais pas mon appartenance à la blogosphére Tunisienne. Je n’arrivais pas à me situer dans ce phénomène (Tiens ! ça me rappel un truc) et j’avais la vague impression que j’étais marginalisé. En fait, il est vrai que ce blog est marginal du fait qu’il ne vise pas à convaincre ou à exprimer une idée ou un point de vue politique. A vrai dire, je m’en fou qu’il soit marginal ou pas, c’est pareil. Après ce silence, on éprouve forcément du besoin pour refouler ; ayant l’espoir exigu de pouvoir enfin calmer les forces qui s’agitent sans cesse à l’intérieur. Mon blog est le seul moyen. J’entre quasiment dans un état second et je laisse mes doigts caresser mon clavier, tapant des lettres d’un langage que je ne comprends pas. Evidement, ce n’est pas le langage des doigts mais plutôt mon langage à moi. La douleur est son origine mais une fois prononcé ça apaise et ça fait du bien. Ce n’est pas de l’arrogance, mais il est moins tranchant et ça ne fait pas tant de mal que me fait votre langage. Je suis convaincu que plusieurs parle mon langage mais il y en a peu qui le comprenne. On ne devrait pas être intelligent pour le comprendre, par contre, on devrait faire l’effort pour deviner ce que ressent l’autre ou alors on se tait parce que le mauvais mot, placé au mauvais endroit au mauvais moment TUE…

01 janvier 2008

Blog en pause

Hier, je voulais écrire ‘I’ll always remember’, comme l’année dernière, pour revenir sur les faits qui ont marqués 2007 mais je ne l’ai pas fait. Aurais-je eu peur de me rappeler certains souvenirs? Probablement, l’écriture ne me suffit plus. J’en sais rien. Je voulais donc profiter de ce premier jour de 2008 pour annoncer une pause temporaire concernant mon activité sur le blog, ça peut aller d’un jour à un mois, voire plus. D’ici là, je souhaite à tout le monde les meilleurs vœux du monde.

Happy new year! 2008 and for ever