21 mars 2008

C'est vide ou il n y'a rien?

D'habitude j'écris mes posts tard la nuit. Maintenant que j'ai plus d'une semaine sans écrire un mot je sent l'envie de le faire même en plein après midi. J'avoue que je suis mieux inspiré la nuit, dans le noir. J'ai du mal à écouter mes propres voix intérieurs avec le son de la télé et le bruit venant de l'extérieur de la maison. Et en plus, la lumière du jour me fait mal aux yeux et rend la visibilité moins claire sur l'écran. Ma soeur devrait travailler ici, donc pas question de fermer la fenêtre. J'ai un problème avec mon ordinateur portable, d'ailleurs j'attends un ami pour m'apporter le câble du disque dur pour le formater en NTFS (il est en Ext3 maintenant, merde!). Anyway,... Je l'ai déjà dis et je l'ai répété trente six milles fois mais je le dis encore, j'aime les blogs. J'adore ça. Les gens parlent de tout dans leurs blogs, la politique, la musique, l'informatique, la psychologie, l'islam, les histoires personnelles. Bref, on aborde un peu tout les thèmes et on y sent de l'implication, parfois trop même. Mais moi, j'aime parler de rien. C'est mon truc. Je crois que ça permet de créer une sorte d'équilibre imaginaire entre mes écrits et les leurs. C'est comme si il y avait deux verres, l'un vide et l'autre remplis. On dit que les deux verres sont équilibrés parce que l'un complète l'autre. Pour éviter tout mal entendu dans l'image précédente je vais y aller en détail. La méthode est toujours la même, les questions. C'est quoi le vide? et remplis de quoi? Peut on dire que le vide est remplis de rien? Dans ce cas, est il possible de dire que tout est remplis? Rien n'est pas le vide parce que ça cache ce que l'on veut pas montrer et parallèlement, on ne veut pas montrer le vide parce que ça sert à rien de le faire. Pourquoi ce sentiment chronique de vide? Pourquoi je n'arrive même pas à le remplir de rien? Je savais que c'était assez compliqué pour pouvoir m'en sortir tout seul. Mais quand j'explique ça aux autres ils essaient de me faire croire que tout va bien. La dernière fois je suis allé assez loin mais sans résultats. 'je ne peut plus et je ne veux plus vivre' c'est ce que j'avais dis à mes parents. Je ne voulais pas le dire mais je ne pouvais plus le cacher pour aussi longtemps. Please Mom and Dad, I need a doc. I can't wait anymore. I know that it'll be Ok and I'm sure that it's gonna happen.

12 mars 2008

'Eh... Tu veux jouer?'

Le décor est simple. Jamais il n’a été aussi simple, il n’y a rien ou presque. Une seule couleur et ses nuances envahissent la scène. On entend au fond une seule note et un rythme…, c’est le rythme. Les personnages sont nombreux mais on n’arrive pas à les discerner. Chacun joue un rôle et s’en va. Ils ont l’air d’apprécier le jeu mais pas moi. En fait, le jeu n’est pas si nul que ça sauf que je suis un mauvais perdant. Je ne sais plus jouer et je ne veux plus jouer, d’ailleurs de quel jeu on parle? Je crois que je me suis trompé de scène. Je me trompe assez souvent. Y a-t-il vraiment d’autres scènes? Je suis entrain de perdre. J’ai quasiment perdu tous mes points. Je ne peux plus jouer alors? On m’avait conseillé de créer mon propre jeu mais j’en ai oublié les règles. Ma scène est vide, le décor est simple. Il n’y a absolument rien. Je suis le seul personnage, la musique de fond est composée par mes sanglots et mon rythme cardiaque. Je déraille. Je ne contrôle plus ce que je vois ni ce que j’entends. Je perds le contrôle. J’atteints la limite sans pouvoir la dépasser. Il y a toujours une limite. Changement de décor : Sous l’eau. J’ai du mal à me déplacer. Je ne sais pas nager, je ne peux pas respirer. C’est bientôt la fin. Mais fin de quoi? Serait il possible d’avoir la fin avant le début ? Oui, ça sonne bien. Un miracle. Me faire… Je m’évanouis. La musique de fond baisse sans s’arrêter. Je suis encore en vie mais inconscient. Ça me fait du bien, je me sens plus léger. Je reprends conscience et puis j’entend une voix me disant ‘eh… Tu veux jouer?’. Je n’ai même plus la force pour croire à ce que j’entends. Je n’ai plus la force pour me sentir soulagé tellement je suis confus. J’en ai marre du ‘pas tout a fait, mais presque’. Un miracle, il me faut un miracle…

08 mars 2008

J'écris tout sauf que c'est rien

Je me fatigue. Je me torture avec ces questions bizarres et je sais très bien que la réponse ne me suffira pas. Alors pourquoi continuer? Je me trouve très bavard étant seul et muet avec les autres. Je n’ai vraiment pas le choix. Trop d’émotions, parfois contradictoires, s’agitent mais restent à l’ombre parce qu’elles n’ont pas le droit d’apparaître. Des émotions tellement fortes qu’elles font très mal, seulement je préfère les garder pour moi: Des impulsions de colère sans un vrai mobile, se sentir humilié par son entourage, des angoisses, du stress pour rien du tout et beaucoup d’autres faits qui me torturent aléatoirement et sans raison. Il y a une contradiction flagrante dans ce qui suit mais c’est ce qui se passe: Je disais que je préfère garder mes émotions pour moi parce que mes réactions n’auront pas d’explications. Alors je me dis pourquoi me disputer avec un ami pour une telle phrase qui ne devrait, normalement, pas susciter tant de colère? Ou alors pourquoi me bagarrer avec quelqu’un pour une mauvaise plaisanterie? J’ai peur d’être violent (verbalement ou physiquement), surtout avec mes proches. J’en ai peur car j’ai vraiment besoin des autres quand je me sens seul, je ne veux pas que mes amis m’abandonnent par contre, parfois ils me font tellement de la peine que je prie de rester seul toute ma vie. C’est dingue! Je ne comprends rien. Peut être en fréquentant les gens serais-je en train de recherche l’être parfait. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je crois encore en son existence. Je ne peux plus me supporter ainsi, je ne peux plus supporter les battements de mon cœur, je ne peux plus être sous contrôle de mes émotions. J’ai déjà raté tant de truc à cause de ça. Je n’avais pas le courage d’appeler le cabinet mais j’ai demandé qu’on me le fasse et ça sera pour bientôt. Ça ira mieux après…

PS assez de conneries pour ce soir, go to bed.

03 mars 2008

Just can't do it

Can't breath my last burning air, can't see through it
Can't sort worm tears, can't deal with all my fears
Can't support my heart beating the wrong way, can't afford the strengh
Can't get out off of my downing deep, can't change it
Can't avoid my pain, can't forget my sorrow
Can't have fun, can't do it
Can't live anymore... I just can't live anymore...


PS: It's getting a little bit clear so wait for me, I'll be back from my hell.

11 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part IV)

Je crois que ce texte commence à devenir un peu trop long et ça sera mieux si je le termine ce soir. Entre nous, c’est la partie la plus critique de tout le récit. J’espère pouvoir bien m’exprimer pour ensuite tirer les bonnes conclusions de ce que j’avais écrit et de vos commentaires enrichissants. Parlons maintenant du second degré. C’est comme une grande crise de panique en fait, pendant laquelle je perds le contrôle. Comme je disais hier, le rythme cardiaque s’accélère, je deviens très nerveux et beaucoup d’autres symptômes. Je sens surtout que je ne sers à absolument rien du tout et que je n’ai plus aucune envie. Quand je dis aucune envie, j’ai l’impression que l’expression s’avers approximative et qu’elle n’exprime pas le sens voulu. Disons que je me sens tellement mal que ça m’arrive de penser que je vais exploser d’une minute à l’autre. En un mot, c’est insupportable et quand ça m’arrive je pense même au suicide. Des fois, je me dis que si je n’étais pas musulman je me suiciderai tout de suite. Je ne suis pas un suicidaire quand même, allé ! Il est très difficile de décrire un tel état de détresse, en fait. Je n’arrive plus à me rappeler de certains détails. A propos, certain commentateur anonyme vient ici pour me dire que je suis fainéant, que si je veux bosser, je bosse et je me tais et d’autres choses qui m’ont blessé, franchement. Evidemment, je ne cherche en aucun cas à me défendre ou à m’expliquer parce qu’il ne pas me juger à travers quelques mots lus sur mon blog mais je voudrais dire deux ou trois mots la dessus. Tous ce que j’entends, ce que je vois voire ce que je fais quand j’entre dans un état de panique est oublié à jamais ou presque. Comme si je deviens un trou noir, tous ce qui entre ne sort jamais. Cela est tant, quand j’essaye de bosser, comme il dit, je lis, je relis, je fais et je refais les trucs trente six milles fois sans pour autant pouvoir les garder en tête. Ma mémoire me joue des trucs et elle me trahit souvent, et tu sais quoi, ça me fait tellement de peine. Soi sûr anonyme, jt’en veux pas, passons maintenant. D’autres commentateurs ont évoqué un point très sensible qui est la confiance en soi. Il est vrai que j’ai perdu tout ce qui me restait de ma confiance en moi. Or la confiance c’est notre ‘fuel’ et on ne peut pas vivre en son absence. Elle est liée aux multiples échecs que j’ai endurés pendant tous ce temps. C’est tellement compliqué que je n’arrive pas à voir si ce sont les échecs qui ont causé la perte de confiance ou le contraire (les deux sens sont vrais). D’ailleurs je devrais insister sur ce point lorsque je serai chez le psy. Je voulais parler maintenant sur ma relation avec les autres mais cette partie devient plus longue que je ne le pensais. Laissons ça pour une autre fois.

To be continued…

10 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part III)

Le trouble psychiatrique n’est pas un choix comme l’a dit Mad Djerba. Soi je suis malade soi je suis sein, il n’y a pas d’autre alternative. Mais comme je l’avais expliqué précédemment, découvrir que je suis atteint par un trouble ne me causera pas tant de peine. Honnêtement, ce qui m’inquiète le plus ici c’est mon ignorance. J’ignore tous sur moi-même, sur ce que je suis et, évidemment, sur ce que je deviendrai plus tard. La seule chose que je n’ignore pas c’est mon passé. Vous avez sûrement remarqué que même pour le passé j’ai employé le verbe ignorer dans la forme négative, cela supposerait que j’ai uniquement une petite idée sur mon passé, je ne suis pas sûr de le savoir. Je ne veux pas entrer dans de tel détail mais je vais le faire quand même. Je pense que je ne suis pas bien placer pour dire que je tiens mon passé en main. Parce que quand je découvre que j’entends sans écouter, je regarde sans voir et que je pense sans réfléchir je me dis qu’il y a forcement un truc qui déconne chez moi. En revanche, mon passé, tel que je le vois maintenant, ne présente pas de problèmes. Au contraire, avant, c’était beaucoup mieux qu’aujourd’hui et il n’y avait pas de faits marquants pouvant expliquer le malaise actuel. Tous ça pour dire que mon passé me semble clean cependant le narrateur essaye de me convaincre que la cause de toute cette peine est cachée dans l’un de ces tiroirs. A vrai dire, ça me parait logique. Je vais tenter à présent d’explorer cette peine pour savoir si elle est réelle ou pas. Il est vrai que je la ressens, je la ressens quasiment tous les jours mais je me dis qu’elle pourrait être une illusion. Je ne sais pas. Il est à signaler ici que je la sens plus quand je suis en public moins quand je suis seul, l’inverse est parfois vrai, mais c’est généralement le cas. La douleur se divise en deux. Un premier degré et un second: le premier n’est pas inquiétant, d’ailleurs tout le monde le ressens. C’est une simple inquiétude, de simple angoisse. Par contre le second degré fait du mal, il accélère le rythme cardiaque, il cause des maux de tête, il freine la respiration, il me fait sentir que je suis prisonnier, il me donne une grande envie de pleurer,… Il n’existe pas de comportement spécifique à chaque degré et il n’existe pas une bonne façon pour gérer la situation. Quand je suis seul et qu’elle est du premier degré il me suffit de jouer à la PES, de voir un film ou d’écouter ma musique préférée par exemple pour me sentir mieux. Si elle passe au second degré, je pars chercher quelques bons amis ou je les appel. Ça ne m’aide pas beaucoup mais bon. Le second degré ne me quitte que lorsque j’aille dormir, après que mon cœur aurait battu tellement fort à 200 à l’heure. Le résultat n’est pas garanti bien sur, c’est tellement aléatoire que ça me rend encore plus fou. Quand je suis avec d’autres gens, c’est autre chose. Les gens c’est ma famille, mes amis, mes soi-disant-amis et mes collègues à la fac. Cette classification ne sert à rien puisque les autres je les vois ainsi: ma famille, les amis dont j’ai toujours besoin d’eux, les amis dont j’ai parfois besoin d’eux et les autres. Je dois l’avouer, c’est un peu égoïste et hypocrite de ma part mais j’y peux rien (je reviendrais plus tard sur ça). God damn it ! Je cois que la dernière classification n’a pas de sens non plus. Je dirais que c’est moi et les autres tout simplement.

To be continued…

08 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part II)

Je suis tellement confus que j’ai vraiment du mal à poursuivre ce que je veux dire. Ça serait plus raisonnable de poursuivre avec la maladie pour essayer de comprendre cette histoire d’être et de paraître à travers mon expérience personnelle. Juste un éclaircissement, quand je dis ça, je ne cherche en aucun cas à généraliser ou à développer une théorie. C’est clair que la sociologie n’est pas mon truc, et ce que j’essaie de faire c’est simplement comprendre ce qui est entrain de m’arriver. D’ailleurs, je crois que c’est la quête de tout le monde.
Malade ou non? C’est la question du moment. Les humains fuient par instinct à la douleur et ça nous affole d’être malade, particulièrement quand il s’agit d’un trouble psychologique ou mentale. Moi, au contraire. Paradoxalement, je trouve que ce que j’avais dis dans le texte précédent est absurde, pourtant c’est vrai. Je veux tellement être atteint par un vilain trouble psychologique. Dans ce cadre, trois éventualités me traversent l’esprit. La première pourrait être à l’origine d’une insupportable insatisfaction vis-à-vis du regard que porte les gens sur moi. En d’autre terme, la partie la plus faible de mon esprit estime qu’elle a besoin qu’on s’inquiète d’avantage sur elle. Elle veut que les autres s’occupent d’elle. En cas de maladie, ça pourrait attirer plus d’occupation et d’attention. En effet, l’entourage sera plus attentif à ce qu’il dis et ce qu’il fait face à un malade (en tout cas c’est ce qu’elle pense). Appelons cette partie de moi P1. Elle estime aussi que la guérison se fera en très peu de temps. La deuxième, P2 essaiera de trouver enfin une explication, plus ou moins raisonnable selon elle, à cette interminable souffrance à travers ce trouble. La troisième partie, P3, voudra trouver une explication à tous les échecs scolaires et sociaux. Elle pense le trouver dans la maladie. Après cette classification, il est un peu difficile de situer ces trois parties soi dans l’être ou le paraître. Il est évident que P1 figure dans le paraître parce qu’elle évoque explicitement les autres et leurs influences. P3 fait allusion aussi aux regards extérieurs mais implicitement car la réussite et l’échec, au-delà de la satisfaction ou l’insatisfaction personnelle, sont liés aux regards externes. Nous aimons que les gens apprécient notre travail, on ne peut pas le nier. P2, en son intégrité, concerne uniquement ce qu’on a appelé précédemment l’être et non le paraître. Ceci est vrai dans le cas où je ne suis pas masochiste. Ce n’est pas à écarter mais c’est peu probable. En résumé, deux parties sur trois accordent une grande importance aux autres. Une vérité qui me laisse sans voix, moi qui croyais le contraire. Ça pourrait expliquer le désaccord entre le narrateur et moi. En fin de compte, qu’est ce que j’en ai tiré de tous ce bordel? Où m’amène tous ça? A nulle part, c’est simple. Mais, le narrateur me fait passer une mélodie triste pareil à celle qu’on écoute à la fin d’un film tragique. On en conclu que ça doit être la fin de l’histoire. Aurais-je cette force surhumaine pour visualiser ce film encore une fois et éventuellement améliorer certaines scènes?

To be continued…

07 février 2008

Fuck me, I'm not famous (Part I)

Il y a une grande différence entre l’image que nous voulons refléter, l’image à travers laquelle les gens nous perçoivent et ce que nous sommes vraiment. Généralement, nous essayons de refléter ce que nous n’avons jamais réussi à être. C’est une sorte de consolation envers nous-même, non seulement à travers les regards extérieurs mais aussi à travers notre regard intérieur. Nous cherchons à tout prix la reconnaissance des autres pour ne pas voir à quel point on est pathétique. L’entourage y joue donc un rôle important: plus on est entouré par des personnes superficielles, on réussi plus facilement à faire passer l’image. Mais quelle réussite! Es ce qu’on est là pour nous ou pour les autres? Tous ce que nous faisons, ce que nous voulons faire et ne pas faire, c’est pour nous ou pour les autres? Pour quoi a-t-on si peur de découvrir ce qu’on est vraiment? En fait, ça ne fait qu’empirer les choses parce que, je pense, que le trouble dissociatif est inévitable et ça serait difficile plus tard pour nous de trouver une différence entre soi et l’image. On perd forcément le contrôle, on doute, on cherche à droite et à gauche pour savoir qui mène et qui est mené. Parfois, il me semble d’avoir la situation en main croyant que j’ai fait telle chose suite à ma propre volonté mais tout de suite après j’entends cette fameuse voix interne. Maintenant, cette voix, je l’appel ‘le narrateur’. Le narrateur me dicte ce que je dois et ce que je ne dois pas faire, il me rappel certains faits du passé, certaines paroles que j’avais prononcé, il chante, il me fait croire des trucs. Je ne comprends pas pourquoi est il si cruel avec moi, je ne fais que répéter ce qu’il dis et je ne fais que ce qu’il me demande de faire. Des fois, je désobéis. Le narrateur rigole et me dis que c’était ma propre voix. J’ai tellement envi de ne pas y croire. Aurai-je le choix? Aurai-je ce putain de choix? Mais c’est quoi cette histoire de narrateur… ça pourrait être un autre mensonge pour ne pas prendre ma vie en main et pour fuir la responsabilité. Serai-je aussi faible que ça? Et pourquoi je n’appel pas le psy d’ailleurs? Aurai-je le plus peur d’être sein que d’être malade ou quoi? Ça n’a aucun sens si je dis que ça m’arrangerait d’être malade, mais c’est la vérité. En absence de la maladie, il sera difficile de me trouver un autre prétexte pour baisser les bras et pour ne pas continuer. C’est la solution facile (si vous permettez que je l’appel solution). Je suis parfaitement conscient que ce que je raconte est très grave mais il fallait que je le refoule, ça ne m’aide plus beaucoup, mais bon…

To be continued…

19 janvier 2008

Je crois que c'était le mauvais choix

Ce semestre était sans doute le plus affreux de toute ma vie estudiantine. J’assiste rarement au cours, je ratte des séances de TP aussi et je me trouve juste avant les exams sans papier, sans aucun document ou presque. Ce n’est pas que je n’ai plus envie d’étudier, au contraire, mais rien ne me motive. Ni les profs, ni les enfants de notre école. Il se trouve que certains cours seront loin d’être parfaits. En effet, lorsqu’on révisait pour les DS on a trouvé pas mal de faute dans nos documents. A cet effet, j’ai élaboré une théorie : alors, si le cours contient des erreurs cela veut dire que c’est bel et bien le cours de notre prof, s’il n’en contient pas alors c’est sûrement un cours téléchargé sur Internet. Moi, concernant les profs, j’en ai vu de tous les genres mais cette année… je vous raconte pas. L’année dernière je disais que l’état de notre enseignement supérieur est alarmant, et je persiste. En fait, après le rejet de mes dossiers en France, en USA et au Canada, j’avais le choix entre entamer une carrière professionnelle ou continuer dans cet établissement privé. J’ai bien peur que j’ai fait le mauvais choix. On n’a pas encore bien compris le concept de fac privée en Tunisie, ni les étudiants, ni les profs, ni l’administration. Personne. Les profs nous traitent comme des alphabets et ne font absolument aucun effort ou alors ils sont trop cons pour qu’on leur demande plus. D’ailleurs, je me demande s’ils étaient qualifiés pour enseigner, je dois vérifier leur diplôme. Quant aux pauvres étudiants, ils croient encore qu’ils peuvent tout imposer ‘9al chnoua, na9ra b flousi’. C’est vrai que ce n’est pas gratuit mais ce n’est pas possible d’annuler un exam par exemple. L’autre jour, on était presque mis face à cette situation. ‘9allek aya lyoim manesh m3adine’. On discutait avec le prof et avec le secrétaire général et moi je regardais, comme un imbécile d’ailleurs. C’est vrai qu’on a passé le devoir mais j’étais hors de moi. Je ne pouvais pas me concentrer pendant une seconde sans penser à quel point mon état est devenu pathétique. A propos, une camarade m’avait dis l’autre jour quelques mots qui ne voulaient pas se détacher de ma mémoire (Merde, je ne savais pas que ma mémoire auditive était aussi bonne). Que ce soit de bonne ou de mauvaise foi ne me concerne pas mais elle avait raison et ça me faisait vachement mal. Je savais depuis tout petit que toute vérité n’est pas bonne à entendre. Elle me disait : ‘Toi, tu avais réussi ton bac avec mention très bien, tu étais a tel fac et puis maintenant on est l’un à coté de l’autre dans la même salle, moi qui a à peine réussi mon bac’. Je me dis alors qu’est ce que je suis entrain de faire dans un établissement pareil. Je n’ai jamais jamais jamais jamais jamais jamais imaginé me trouver dans une telle situation. J’ai brillé mais mon éclat n’était pas aussi fort pour supporter toute l’obscurité. Je dois impérativement changer de vie et d’environnement sinon je ne pense pas pouvoir me supporter pendant ce qui me reste à vivre. D’ici là, je devrais au moins bien terminé les exams qui commencent ce lundi. Ma préparation est très modeste. Hier, j’ai bien travaillé, un peu moins aujourd’hui mais bon… Demain, je pars chez César pour continuer le travail. Je sais que c’est insuffisant, de toute façon, les profs ne vont pas trop se casser la tête. C’est copier coller du TD et du cours. Pauvre fac privée, pauvre enseignement supérieur. Pfffff, mala 7keya…

17 janvier 2008

Je suis de retour

Après ce silence qui a duré moins longtemps de ce que j’aurais cru, je me décide de m’y remettre. Je ne sais pas si la pause devrait se poursuivre ou que je devrais revenir à nouveau au blogging, mais je reviens quand même. Au début, j’ai complètement déserté les blogs et, je dois l’avouer, ça m’a fait du bien parce que je prenais un peu de distance par rapport à la vie virtuelle que je menais. Une vie virtuelle qui n’était pas si différente du vrai vécu en fait,… moins difficile, moins de contrainte, c’est vrai. Mais bon,… Ce que j’avais appris, c’est qu’on ne pouvait pas y échapper, qu’elle soit réelle ou virtuelle, ma vie c’est ma putain de vie. Je reviens donc pour revisiter les blogs et pendant mes visites je ne sentais pas mon appartenance à la blogosphére Tunisienne. Je n’arrivais pas à me situer dans ce phénomène (Tiens ! ça me rappel un truc) et j’avais la vague impression que j’étais marginalisé. En fait, il est vrai que ce blog est marginal du fait qu’il ne vise pas à convaincre ou à exprimer une idée ou un point de vue politique. A vrai dire, je m’en fou qu’il soit marginal ou pas, c’est pareil. Après ce silence, on éprouve forcément du besoin pour refouler ; ayant l’espoir exigu de pouvoir enfin calmer les forces qui s’agitent sans cesse à l’intérieur. Mon blog est le seul moyen. J’entre quasiment dans un état second et je laisse mes doigts caresser mon clavier, tapant des lettres d’un langage que je ne comprends pas. Evidement, ce n’est pas le langage des doigts mais plutôt mon langage à moi. La douleur est son origine mais une fois prononcé ça apaise et ça fait du bien. Ce n’est pas de l’arrogance, mais il est moins tranchant et ça ne fait pas tant de mal que me fait votre langage. Je suis convaincu que plusieurs parle mon langage mais il y en a peu qui le comprenne. On ne devrait pas être intelligent pour le comprendre, par contre, on devrait faire l’effort pour deviner ce que ressent l’autre ou alors on se tait parce que le mauvais mot, placé au mauvais endroit au mauvais moment TUE…

01 janvier 2008

Blog en pause

Hier, je voulais écrire ‘I’ll always remember’, comme l’année dernière, pour revenir sur les faits qui ont marqués 2007 mais je ne l’ai pas fait. Aurais-je eu peur de me rappeler certains souvenirs? Probablement, l’écriture ne me suffit plus. J’en sais rien. Je voulais donc profiter de ce premier jour de 2008 pour annoncer une pause temporaire concernant mon activité sur le blog, ça peut aller d’un jour à un mois, voire plus. D’ici là, je souhaite à tout le monde les meilleurs vœux du monde.

Happy new year! 2008 and for ever

31 décembre 2007

Time to run, stupid!

Mon activité blogosphérique a remarquablement diminué ces derniers temps. Elle se résume en quelques notes par mois. Je visite les blogs quotidiennement généralement sans laisser de trace, d’ailleurs beaucoup d’amis bloggueurs devraient être furieux contre moi. Ce n’est pas que je n’aime plus les blogs, au contraire j’adore ça, seulement en cette période de fin d’année je me retrouve terriblement seul et cela pèse vraiment trop pour moi. Evidement, ça ne concerne pas que les blogs; je parle d’un état d’âme, quasiment indescriptible, difficile à vivre avec. Chaque nuit, j’ai du mal à aller rejoindre mon lit. Paradoxalement, je ne suis pas du tout insomniaque, au contraire, je dors parfaitement bien mais la nuit c’est une autre chose. Je reste dans ma chambre généralement à rien faire (si on ne compte pas les interminables allers-retours) et je n’ai aucune envie d’aller dormir, c’est comme si j’attendais quelque chose qui devrait se passer (mais il n’y avait rien, évidement). Je sais que c’est dingue mais chaque nuit j’y crois tellement. Le matin, c’est une autre force qui s’oppose, je ne veux plus quitter le lit. Je parle d’un état d’âme qui s’oppose à mes désirs, parfois à mes besoins, ne laissant ainsi aucune chance de survit. Prisonnier de ses émotions, on perd forcément le contrôle et on s’aperçoit qu’on n’est pas aussi exceptionnel qu’on le croyait. On prend conscience qu’on est rien relativement à ce qu’on voulait être. Aucun don particulier, aucune occupation, aucune motivation, rien de rien. On lutte, on essaie et on espère mais en vain. Finalement, on se rend compte que plus rien ne compte. Après tant de perturbations, on retrouve l’équilibre, on se sent calme comme une belle nuit d’été. Néanmoins, cet équilibre n’est pas le bon; il n’est pas bien ‘centré’. C’est le calme qui précède la phase finale, c’est le calme qui précède l’explosion.

PS Fucking end of the year, I’ll talk about it later... Thanks for the tittle, aymen

21 décembre 2007

My December

this is my december
this is my time of the year
this is my december
this is all so clear

this is my december
this is my snow covered home
this is my december
this is me alone

and i
just wish that i didnt feel
like there was something i missed
and i
take back all the things i said
to make you feel like that
and i
just wish that i didnt feel
like there was something i missed
and i
take back all the things i said to you

and i give it all away
just to have somewhere to go to
give it all away
to have someone to come home to

this is my december
these are my snow covered dreams
this is me pretending
this is all i need

and i
just wish that i didnt feel
like there was something i missed
and i
take back all the things i said
to make you feel like that
and i
just wish that i didnt feel
like there was something i missed
and i
take back all the things i said to you

and i give it all away
just to have somewhere to go to
give it all away
to have someone to come home to

this is my december
this is my time of the year
this is my december
this is all so clear

and i give it all away
just to have somewhere to go to
give it all away
to have someone to come home to

18 décembre 2007

3id mabrouk 3la eness el kol

Dire qu’il ne nous reste de l’islam que les fêtes me fait de la peine. J’ai l’impression que beaucoup célèbre cette occasion simplement parce qu’ils se sont habitués à le faire, en dehors du fait religieux qu’elle porte. Les fêtes religieuses ne sont pas de simples traditions, elles sont là pour éveiller notre foi et pour notre appartenance à l’islam.

Anyway, nchala 3idna el kol mabrouk w nchala 3lelechna el kol tatla3 behia esna

17 décembre 2007

Elle était sur le point de le faire

Elle était sur le point de donner un sens à ma vie, elle aurait peut être pu me rendre ma confiance en moi. Ça fait plus de deux mois qu’on ne sait pas vu maintenant, la dernière fois elle m’avait dis qu’elle ne partageait pas ce que je ressentais pour elle et qu’elle n’arriverait jamais à le faire. Aucune nouvelle depuis deux mois. Elle ne me répond plus au téléphone, elle a effacé son compte face book et maintenant elle efface son blog. Il ne me reste plus que quelques photos d’elle, des souvenirs et des larmes. Je ne sais pas si un jour j’aurais le courage d’effacer ses photos mais les souvenirs seront toujours là, malgré moi. Tout est passé si vite. Si je pouvais tendre ma main pour caresser son visage je me rendrais compte qu’elle n’est plus là et qu’elle ne le sera jamais. Elle était sur le point d’illuminer mes sombres nuits mais elle m’a éliminé,… je comprends qu’elle ne veut pas d’un dépressif, les gens ont assez de problèmes pour s’en occuper des miens. Je passais toute la journée à penser à elle et à construire un rêve qui ne se réalisera jamais, c’était très fort. Elle représentait tout pour moi, elle était mon unique motivation. Elle était sur le point d’effacer toutes mes peines et mes douleurs pour enfin écrire une nouvelle page joyeuse dans un livre pourri de souffrance, mais elle ne l’a pas fait. Je me dis alors que c’est ainsi que mon livre devrait être écrit, ce qui me fait sentir une partie de moi disparaître à jamais. Elle n’est plus là et jamais les choses ne seront comme avant, je ne suis plus là non plus. Elle était sur le point de me sauver de mes larmes qui ne cessent de couler depuis très longtemps. En fait, c’est de ma faute en quelques sortes. Je crois que je devrais enfin prendre les choses en main pour trouver de vrais repères. Je suis en train de tout gâcher.

02 décembre 2007

Doc, save me...

I have been in Tunis for almost two weeks and I couldn’t have enough time to write down some thoughts on my blog. Actually, I haven’t anything special to speak about, just that same old story, and I’m fed up with it. In two weeks, one could do so much things but I didn’t. I just made a new friend (C…) really different from the others. I think we’ve got enough similarities and that should be why we became good friends in such a short period. He’s different because he’s depressive, as I am. We spent a lot of time speaking about ourselves and our unrests; it was so hard for me because I couldn’t express myself easily. We were missing school since we didn’t sleep at night and I’m crazy about that. We tried to help each other but there was nothing to do. Honestly, C… tried more then I did because he’s good at hiding his unrest and I think he is feeling calm this period; I just wanna thank him for being so kind with me. Now, I realize that it is nonsense to expect someone to save me from what I’m, or someone to bring sense to my life. In other words, neither friendship nor love could make me feel better. A friend can’t bring a goal in my life; he can’t make me feel comfort with myself. I used to think that a girl could do it by giving me all the love that I need but it was wrong. I can’t play seduction games anymore and that’s why I lost my butterfly. People can’t do anything for me, and even if they did, it won’t be so helpful. I am sure now that the revival is gonna happen because I’m going to bring the solution from the inside. Last time, I spoke about the therapy and today I told my mother about it. She was crying her depressive son but she seemed to understand the situation. Thanks mom. I really need your support. Now what? I got to call the surgery to fix a date for my consultation… I hope I’ll do it for soon. I am afraid.

PS thanks for C… again

24 novembre 2007

Centième note

Cent… comme sang ou sons. Il a fallu tout ce temps pour que je m’en aperçoive le sang autour de moi tout au long de ce chemin. Tout ce temps pour écouter ses sons sans pour autant les prendre en considération. Cent notes… cent tentatives… cent cris… cent questions… quelques joies incapables de satisfaire des insuffisances non définies à l’avance. Tout ce temps mais sans que je m’adapte à la personne que je suis entrain de devenir… Un long soupir et je tourne la page suivante… Encore du sang, des larmes brûlantes et beaucoup d’obscurité. Je reviens quelques pages en arrière… Des mensonges, de faux espoirs et une utopie que je rêvais de réaliser. Tout ce temps perdu à attendre et espérer… Je tourne encore les pages, peut être une centaine… Je ne me souviens plus vraiment ou j’en étais, encore moins ou j’en suis ni où je devrais être… J’ai envie de brûler toutes les pages… Visiblement ça ne servira à rien… Cent notes écrites avec mon propre sang sur une muraille noire, ça part dans tous les sens, sauf dans le bon, sans avoir aucun sens. Maintenant je me rends compte que ce n’était pas une muraille mais une cellule suffisamment espacée pour contenir de l’énergie noire et toutes mes faiblesses. Allongé sur le sol de ma cellule, sans aucun signe de vie depuis longtemps, je reprends un bout de force physique pour ramper. Il a fallu tout ce temps pour prendre une telle décision, pour arrêter tout espoir parce que finalement la source n’était pas si loin. Je rampe jusqu'à atteindre l’extrémité réfléchissante de la cellule. J’ai cru voir des reflets qui devraient être les miens… Il ne s’agissait plus de moi désormais mais de mois. Je pleure toutes les larmes de mon corps. Je saigne tout mon sang. Je me demande comment je me trouve encore en vie sans aucun but, sans motivation, sans espoir, sans confiance… Ce n’est pas ce que j’étais avant, je n’aurais jamais imaginé me trouver dans un état pareil. La question qui devrait se poser maintenant c’est est-ce que je veux réellement m’en sortir ? Avant, j’aimais ça… C’était le luxe d’avoir du chagrin. A présent, mon existence est ruinée, je ne me supporte plus ainsi. C’est vrai que j’en ai peur de m’en sortir, mais j’ai tellement envie de le faire…, c’est la seule alternative. I need a so long fucking therapy…

15 novembre 2007

Questions...

On se pose tant de questions qui resteront sans réponses. C’est plutôt évident et logique que les problèmes soient beaucoup plus nombreux que les solutions. Mais ce qui pourrait être alarmant, c’est quand on se trouve incapable de répondre à certaines questions que je qualifierai de superficielles, du genre ‘Je préfère telle ou telle chose ?’, ‘Je veux faire telle chose ou pas ?’ ou encore qu’on se demande sur ce qu’on aime faire. Généralement, ces questions ne se posent pas, seulement quand elles surgissent elles font forcément peur. On a toujours eu peur de perdre ses repères et d’être confus. Une fois, on m’avait dis que je ne devrai pas m’arrêter de me poser des questions. Evidemment, c’est une bonne pratique puisqu’on cherchera à satisfaire sa curiosité et qu’on sera amené à produire des réflexions parfois surprenantes. Malheureusement, c’est un processus imparfait étant donné que nous sommes rien que des simples mortels bourrés de complexes et contrôlés par nos angoisses. Cela dit, les questions ne seront pas toutes les bienvenues. Je site ‘Pourquoi je me reconnais plus dans la glace ?’, ‘Pourquoi je me suis levé ce matin, et pourquoi je devrais le faire demain ?’, ‘Pourquoi rêvons nous ?’, ‘Pourquoi cherchons nous le bonheur, et c’est quoi déjà ?’, ‘Pourquoi veut-on réussir ?’… C’est une sorte de spirale infiniment grande qui ne cesse de se développer…; plus on avance plus on s’éloigne du centre. Il va falloir compresser la foutue spirale… Est-ce que je pourrais le faire tout seul ?

10 novembre 2007

Je me demande si un jour...

Je me demande si un jour le temps passerait moins rapidement, s’il s’arrêterait pendant une période infime, le temps que je prenne un air profond. Je ne peux plus respirer. Tic…Tac…Tic… Tac… C’est ce que ma montre m’a répondu… Même si elle avait gardait le silence, le temps passera ignorant mes supplications. Les sons de la montre me font très mal, me stress, mais je n’arrive pas encore à trouver la réponse. Bonne où mauvaise soit-elle, je n’arrive pas à la trouver. Avant, j’inventais des réponses, des mensonges quoi. Une sorte de consolation. Evidemment, lorsqu’on est jeune, on ne pense pas vraiment à ce genre de mensonge. On joue le jeu et on y croit tout simplement, puisque ça nous aide. Plus le temps passe plus je me rend compte de la gravité des faits… Vivre dans des illusions et des rêves, ce que les gens appellent ‘vivre dans son propre monde’, mais peut-on vraiment appeler ça vivre? Comme je me sens extrêmement concerné par le sujet, je dis tout de suite et sans réfléchir, Non. On devient emprisonner par ses illusions, les rêves se transforment en cauchemars, on croit qu’on perds ses repères mais la vérité c’est qu’on avait jamais eu de repères parce qu’on croyait que la vie est belle et que c’était la vérité absolue. Ce genre de contrevérité m’étouffe, elle ne me donne aucune envie pour continuer, ça m’empêche de vivre. Cela pourrait éventuellement expliquer mon état, mes peines, mes douleurs, mes insuffisances et mon insouciance. Maintenant, je me dis que le temps ne s’arrêtera jamais et qu’il ne pourra jamais m’apporter de réponses, il n’y est pour rien. Je réalise maintenant à quel point la situation s’aggrave. Je me demande alors si un jour je pourrais relever ma tête… si je pourrais me débarrasser de toutes ces douleurs, cette boule de peines qui défend sa place aux endroits les plus profonds de moi… si jamais j’arriverais à ouvrir mes paupières… si j’arriverais à me reconnaître devant la glace… Je me demande si un jour je pourrais voir de nouveau à travers ma fenêtre… Je suis toujours là, les réponses… Je n’en sais rien.

Je crois que je devrais revenir vers l’islam…

04 novembre 2007

Le vent du nord

Le vent du nord soufflera sur la ville traversant toutes les ruelles, frappera à toutes les portes mais elles seront toutes fermées à clé. Le vent du nord atteint ma porte et m’emporte vers de nouvelles portes encore closes… On a traversé tant de paysages qui défilaient devant mes yeux à la vitesse de la lumière, j’essayais désespérément de ralentir mais j’étais obligé de me cadencer à son rythme. Un rythme imposé… Un orage éclate, puis un autre et un autre… Le vent souffle encore…, moi, je n’avais plus de souffle… Il pleuvait des cordes, l’eau coulait partout et lavait les papiers que je grattais pendant les interminables nuits faisant disparaître mes écrits. De toutes les manières, on ne se souviendra pas du vent, ni de la ville, ni des portes. L’orage, oui peut être, on s’en souviendrait. Mes écrits avaient disparus avec la pluie mais ils sont toujours là, gravés profondément à l’intérieur de moi. Les mots se sont alliés avec les maux, la pluie avec les larmes,… mais personne ne s’en souviendra sauf moi et quelques poussières…