03 avril 2009

L'abandonnique et le déserteur: Une grande histoire d'amour PART II

Le déserteur est un être qui a peur de l'amour parce qu'il a été victime d'un amour emprisonnant ou d'un manque d'amour qui l'a fait beaucoup souffrir.

À cause d'une éducation étouffante, certain déserteurs souffrent d'une peur d'être aimé liée à une peur effroyable de perdre leur liberté. Dès qu'ils se sentent possédés, ils rejettent. Toutefois, comme ils ont un grand besoin d'amour, ils sont attirés par des abandonniques, qui vont leur manifester un amour possessif. Ce sont des êtres déchirés entre leur besoin d'être aimé et leur besoin de liberté. Dès qu'ils sentent l'emprise de l'autre, ils fuient parce qu'ils ont peur de perdre cette liberté qui leur est si chère.

Les déserteurs peuvent être aussi des gens aux prisent avec un pattern d'abandonnique. Ayant souffert de l'abandon et du rejet, ils se protègent de la douleur de l'amour par le retrait. Ils ont beaucoup de mal à s'engager dans une relation par peur du rejet. Lorsqu'ils se livrent et s'abandonnent, ils le regrettent souvent parce qu"ils ont peurs de décevoir et, conséquemment, de déplaire. Aussi, chaque fois qu'ils s'engagent, ils se reculent pour se protégé. Ils sont donc tiraillés entre le besoin d'amour et leur peur du rejet.

L'abandonnique et le déserteur se ressemblent. C'est d'ailleurs ce qui les attire l'un vers l'autre. Ils ont le même besoin d'amour, la même peur de perdre l'autre, le même complexe d'abandon et le même mécanisme de fuite pour échapper à la souffrance. Ces deux patterns ce complètent et s'entretiennent mutuellement. L'abandonnique et le déserteur ne pourront réussir à se libérer que s'il acquière une grande connaissance d'eux même, une confiance totale en l'autre et une profonde honnêteté de façon à bien distinguer ce qui leur appartient de ce qui ne leur appartient pas.

02 avril 2009

L'abandonnique et le déserteur: Une grande histoire d'amour PART I

L'abandonnique est un être habité par une peur permanente, voire obsessionnelle, de perdre l'amour des autres et d'être abandonné qui le pousse à prendre tous les moyens pour plaire.

Chez l'abandonnique, le moindre oubli, la moindre distraction, la moindre absence, le moindre retard peuvent être perçu comme mise à distance. Il a une peur viscérale d'être rejeté qui lui fait interpréter tout geste ou absence de geste comme exclusion. C'est un être marqué par un complexe d'abandon qui le fait énormément souffrir et qui se manifeste dans toutes ses relations.

Aussi, pour ne pas être rejeté, pour ne pas être abandonné, il manifestera un besoin vital de plaire inconditionnellement. Il se niera, se manquera de respect, se laissera envahir, cédera sa place aux autres. L'abandonnique va même jusqu'à prendre la responsabilité des émotions, des problèmes, des déceptions, des échecs et des choix des autres pour leur être agréable. C'est un être généreux à outrance, disponible à l'excès qui s'oublie totalement pour éviter l'intolérance, le manque d'amour. Il a tellement peur d'être rejeté qu'il ira jusqu'à s'avilir pour garder l'amour de l'autre ou il l'abandonnera pour ne pas être lui-même abandonné.

Malheureusement, son attitude ne fait que lui attirer le contraire de ce qu'il recherche. Comme il ne s'affirme pas ou le fait pas le décharge d'une agressivité refoulée, il n'est ni respecté no vraiment aimé. En effet, l'abandonnique mettant ni plus ni moins sa vie au service des autres, n'arrive jamais à se faire vraiment respecter. C'est un être qui n'ose pas se définir, qui n'ose pas poser ses limites, qui n'ose pas trop s'avancer de peur de déplaire. Comme il prend la responsabilité de tout ce qui appartient aux autres, il ne sait pas vraiment qui il est et ce qu'il veut, ce qui fait qu'il est souvent un objet que l'on utilise, que l'on exploite et qu'on manipule. Son manque d'amour de lui-même l'empêche des se respecter et de croire en lui.

Malheureusement, l'abandonnique, qui, on le voit bien, peut facilement devenir la victime, s'enlise dans son pattern parce qu'il déforme sa responsabilité personnel dans ses relations. Ou bien il croit qu'il ne mérite pas l'amour de l'autre et qu'il vaut pas la peine d'être aimé, auquel cas il cherchera à plaire par tous les moyens et à prouver qu'il est quelqu'un de bien, ce qui maintient la dépendance la plus total, ou bien il se convainc, par projection, que c'est l'autre qui ne vaut pas la peine d'être aimé et qu'il n'a pas besoin de lui. Il se bâtit alors une indépendance farouche pour ne pas souffrir du rejet. Dans chacun de ses cas, il se leurre. En réalité, il s'attire le rejet parce qu'il se rejette lui-même, ne se reconnaît pas, ne s'aime pas et ne crois pas en lui. Il s'attire le rejet parce qu'il se nie, se laissera envahir et ne se respecte pas. C'est ce manque d'amour de lui-même qui le pousse vers un déserteur. Comme il se rejette, il a besoin de travailler son rapport avec l'amour de soi. Il aura à apprendre à s'aimer assez pour que, dans ces relations avec les autres, il en arrive à se choisir plutôt que de se nier pour choisir les autres, au risque d'être rejeté. L'abandonnique doit apprendre à accepter de perdre l'amour des autres pour gagner l'amour de lui-même. C'est sa voie de libération. Ce n'est que lorsqu'il commencera à se choisir d'abord, dans toute situation, qu'il cessera de s'attirer partout des déserteurs.

(To be continued...)

vu sur http://pages.infinit.net/espoir3/

29 mars 2009

Le diagnostique: Borderline But Still Alive

Lundi dernier, j’étais chez le psy pour mon entretien mensuel. Je trouve qu’une séance par mois ne me suffit pas parce que mon état se dégrade de plus en plus. Avant l’entretien, j’avais vraiment passé un horrible mois, probablement le pire de toute ma vie. J’avais presque fait une grève de la parole. Je ne disais plus rien car je me suis rendu compte que tous ce que je disais et ce que je faisais ne m’appartenait pas et pourquoi répéter les propos des autres ? Durant ce mois, j’ai du penser à beaucoup de négativité : mes impulsions suicidaire étaient omniprésentes, l’automutilation, le vide, l’ennui, la tristesse, la souffrance, les larmes, le sang… Les médicaments ne me faisaient aucun effet, ni l’antidépresseur ni le stabilisateur de l’humeur. Normal que je perdais tout espoir. J’avais même pensé à abandonner la thérapie, probablement que mon instinct de survie s’est manifesté, qui sait… Au début de la thérapie, j’avais du mal à parler, je cherchais mes mots sans vraiment les trouver, mes idées étaient confuses, tout était flou. Je parlais de l’instabilité de mon image de moi-même, j’expliquais au docteur à quel point je me méprisais. Et puis après j’explosais. Je ne sais pour quelle raison je me suis mis en colère et je commençais à parler avec beaucoup d’implication… Une fois terminé, le psy m’a regardé et m’a dis que j’ai un comportement limite. Il a dis que j’avais le trouble de personnalité limite ou borderline et m’a expliqué que les patients atteint de ce trouble souffre beaucoup même si leur souffrance est négligée voire contre dis par leur entourage. C'est une maladie peut connue dans les pays francophones, encore moins en Tunisie. Ensuite il a récité les symptômes du trouble et moi j’acquiesçais par un signe de la tête. Pour la première fois de ma vie, je me sentais compris et non banalisé, j’avais vraiment besoin qu’on me dise que ce que je ressens est bien réel, non pas une sorte de fuite de la réalité et des responsabilités. Je me sentais plus fort et plus confiant parce que j’avais besoin de mettre un nom, un label à tout ce qui m’arrivait. J’étais enfin prêt à accepter ce trouble pour le surpasser. Après quelques secondes de silence, le psy a lancé un regard doux vers moi et m’a dis : « Vous êtes un homme libre ! L’homme libre peut être heureux mais il peut aussi être triste ». Encore une fois, j’avais eu cette envie stupide de pleurer, j’allais éclater en sanglot mais je me suis retenu même si le psy m’avait dis de ne pas retenir mes émotions. Il m’avait dis aussi que ce trouble fais partie de moi et me rend une personne spéciale : « Vous n’êtes pas comme ces robots, non ? » Ma réponse était claire, je voudrais être un robot sans ressentir tout ce malheur et le psy était d’accord. A cet instant précis, j’étais content… voire heureux ! J’ai vraiment sentis que je peux désormais passer à autre chose.

27 février 2009

D'autres histoires sans importance

Chapter I

Plusieurs jours sont passés sans que j’écrits une seule ligne. Je ne supporte plus mes mots ni mes expressions. Je suppose que je ne suis pas fait pour écrire. D’ailleurs, la plupart de ce que j’écrits est emprunté à d’autres personnes sans que je prends la peine de mentionner leurs identités, ce qui est à mon gout, inadmissible. Malheureusement, ce blog est la meilleure chose que je n’ai jamais faite. C’est mon espace unique de production dans lequel je n’arrête pas de mâcher et remâcher les idées des autres… Ah, les autres. Qu’est ce que je serais en leur absence ? J’existe grâce aux autres, je suis l’image qu’on prend de moi, je ne possède pas d’identité, je suis transparent… ça serait mieux que je change de nom, John Doe me convient. Parlons de blog, Je trouve bizarre qu’on puisse m’accepter dans les aggrégateurs. Peut être que c’est un bot qui s’occupe de la tache sans aucune vérification ce qui fait qu’il accepte tous les blogs. Oui, ça me parait plus facile mais je pense que ça pourrait nuire à l’image de la blogosphère tunisienne. Visiblement, ce blog ne sert à rien, je ne comprends pas pourquoi on me lit.

Chapter II

Mon ancien psy m’avait conseillé une hospitalisation dans un organisme qui s’occupera de moi pendant deux ou trois semaines, histoire de prendre un peu de recul et tout le bla bla… J’ai refusé. En fait, il n’y avait pas beaucoup de choix : soit une clinique (frais>2000DT) ou je recevrai de bon soin avec plus de confort, soit l’hôpital psychiatrique. Je sais que j’ai besoin de cette hospitalisation (qui ne résoudra pas le problème) mais je reste perplexe face à ce séjour chez les fous et surtout j’avais peur de ne plus vouloir en sortir ce qui est très fréquent dans ce cas là avec l’attention qu’on reçoit et qu’on a désespérément cherché depuis longtemps. L’hospitalisation n’est plus un choix aujourd’hui, il faut que je me protège de mes impulsions suicidaires et aussi de mes fréquents gestes d’automutilation. Il faut que je me protège pour ne pas faire souffrir mes proches. Samedi, je le dirai à mon psy. Je lui dirai aussi que je ne dors plus.

Chapter III

Trois de mes amis ont vu les cicatrices que je me suis infligées dans mes avant bras. Ma meilleure amie a juste vu quelques unes et elle a pleuré… Moi, je n’arrive plus à pleurer. Je n’aime pas montrer mes cicatrices mais je l’ai fait quand même. Peut être que c’est une sorte d’appel à l’aide. De toute façon ils n’y peuvent rien pour moi, même s’ils sont en train de faire de leur mieux. Je ne peux pas leur en vouloir, c’est à moi que je m’en veux… Ce qui me fait mal c’est lorsqu’on me dit qu’on me comprend pour me consoler. Au début, ça fait du bien mais après je me rends compte qu’on a rien compris grâce à des gestes, des mots, des regards… Vous savez, ces petits riens du tout qui font toute la différence entre une personne et une autre. Une chose est sûre, il est très difficile pour nous de se comprendre parce qu’on est différent et parce qu’on ne vit pas les même expériences que les autres, d’où la divergence des interprétations.

Chapter IV

L’amour me rend en vie. Je suis un dépendant affectif de premier ordre.

07 février 2009

Music Tag

Suite à la demande de Lollita, je me mets au jeu.
Les règles: “mettre son ipod en position aléatoire et coller les treize chansons qui sortent du chapeau aux treize questions suivantes, sans tricher bien sur !”.

1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Slipped away-Avril Lavigne
oui, c'est vrai que je me sens "Away"

2. Comment les autres vous voient ? Chapter V-Estatic Fear (The best band ever!)
De quoi ça parle? Hum.. C'est une chanson au parole assez triste qui suppose que les gens me voient comme une personne triste, ce qui est vrai en partie et ce qui me fais mal parce que ce n'est pas moi, c'est juste la maladie qui se manifeste. Je ne suis pas une personne triste.

3. Quelle est l’histoire de votre vie ? La Corrida-Francis Cabrel
Damn!

4. Quelle chanson pour votre enterrement ? Whiskey in the jar-Metallica
Yeah!!!! This is fun..

5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ? Pierrot the clown-Placebo
Leave me dreaming in the bed, see you right back here tomorrow...

6. Comment être encore plus heureux ? The rock show-Blink182
Rock it yes!

7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? Hold me, Thrill me, Kiss me-U2
Ah Bon! Je ne le savais pas..

8. Pour décrire ce qui vous ravit ? Duality-Slipknot
No Comment, please

9. Votre boulot pour vous c’est… ? One-Metallica
Mon boulot doit être unique dans son genre, c'est ça?

10. Que devriez-vous dire à votre boss ? Burger Queen-Placebo
Cela veut dire que je devrais parler de mon état à mon boss.. C'est pas bon signe

11. Pour vous, l’amour c’est… ? My december-Linkin Park
Hell No! au contraire...

12. Pour vous, la sexualité ça doit être… ? Wish you were here-RadioHead (Pink Floyd Cover)

13. Blogger pour vous c’est… ? Kill With Power-Arch Enemy
Damn! C'est plutôt évacuer, s'exterioriser, crier, pleurer, aimer, partager...

PS What the hell is this playlist, wounded? C'est vrai que j'ai des gouts musicaux assez variés mais je ne savais pas que c'était à ce point...

21 janvier 2009

Fuck me, I'm not famous: Mon automutilation

Hier soir, la douleur est devenue tellement insupportable… J’étais allongé sur mon lit et je sentais mes yeux brulaient des larmes gelées. Je n’avais qu’une seule chose en tête, la même chose qui m’obsédait depuis une certaine période. Cette fois ci, je n’avais plus le choix parce que ce qui m’arrivait a vraiment poussé toutes les limites, a vraiment mis la barre trop haut… Quelques instants après, tout est devenu si clair, il n’y avait plus de doute. Je me suis levé, sortis de ma chambre pour retrouver mes colocataires. En fait, il y avait un seul colocataire parmi deux (Je suis sur qu’il m’en voudrait à mort de l’avoir appelé ainsi…) et un autre ami. J’échangeais quelques banalités avec eux et je faisais de mon mieux pour ne pas extérioriser la douleur et la souffrance. Et puis après, je ne pouvais plus résister d’avantage. J’avais dis à mes amis que j’allais faire un tour, histoire de me changer les idées et pour prendre l’air. C’était un mauvais prétexte, mais je crois qu’ils m’ont cru. Il était tard, minuit à peu prés, ma destination n’était pas très loin de chez moi, quelques minutes me suffiront pour l’atteindre en marchant tout doucement. Je ne me rappel pas très bien ce qui c’est passé durant le parcours mais je me souviens que ma tête allait exploser tellement le flux informationnel qui me traversait l’esprit était trop important et tellement embrouillé. En même temps, je savais que bientôt tout s’arrêtera… J’ai pris un air serin, qui ne me ressemblait pas, et j’ai commandé la chose, une lame de rasoir… Une fois chez moi de nouveau, je me suis enfermé dans la salle de bain et j’ai pris une place plus ou moins confortable au bord de la baignoire. Je regardais la lame comme on regarde un outil magique en me demandant comment peut-on vendre ce genre de truc aussi facilement que cela. Enfin, je me sentais prés. J’ai commencé à caresser mon avant bras avec la lame en priant d’avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Ce n’était pas aussi difficile que je le croyais, il m’a suffit de penser dans quel état je me trouvais et de me rappeler de quelques mauvais souvenirs. Le premier coup était assez tendre, puis un deuxième, un troisième,… et à chaque fois j’enfonçais de plus en plus la lame dans mon corps. Je me suis fais une dizaine, peut être une quinzaine, de blessures. Le sang a coulé… Je ne sais pas pour quelles raisons j’ai pensé à mon père et à ma mère à cet instant précis et puis j’avais sentis un besoin stupide de pleurer mais je n’ai pas pleuré parce que j’ai sentis mon âme se libérer. La douleur physique a apaisé une partie de mes souffrances morales et en plus j’avais l’impression que je méritais cette punition depuis un certain bout de temps. Je me suis sentis beaucoup mieux et pendant que je lavais mon avant bras mes amis sont venus me chercher en me demandant ce que je faisais. Evidement, je n’allais pas leur dire que je faisais de l’automutilation alors j’ai répondu ‘Rien, je lave mes mains, j’arrive tout de suite !’. Quelqu’un m’avait demandé en rigolant d’arrêter de me masturber alors j’ai fais semblant de rigoler et ils m’ont cru sur ce coup aussi. J’ai veillé à bien nettoyer pour ne pas laisser aucune trace de sang. Quand je suis sortis de la salle de bain, mon colocataire est venu me voir et m’avait dis qu’il était inquiet à mon sujet mais je suis parvenu à le convaincre que j’allais bien. Je suis bien fort à ce jeu. Et puis je me suis endormi comme un bébé… Au fond de moi-même je savais que je recommencerais encore et encore même si je refuse de l’admettre…