27 février 2009

D'autres histoires sans importance

Chapter I

Plusieurs jours sont passés sans que j’écrits une seule ligne. Je ne supporte plus mes mots ni mes expressions. Je suppose que je ne suis pas fait pour écrire. D’ailleurs, la plupart de ce que j’écrits est emprunté à d’autres personnes sans que je prends la peine de mentionner leurs identités, ce qui est à mon gout, inadmissible. Malheureusement, ce blog est la meilleure chose que je n’ai jamais faite. C’est mon espace unique de production dans lequel je n’arrête pas de mâcher et remâcher les idées des autres… Ah, les autres. Qu’est ce que je serais en leur absence ? J’existe grâce aux autres, je suis l’image qu’on prend de moi, je ne possède pas d’identité, je suis transparent… ça serait mieux que je change de nom, John Doe me convient. Parlons de blog, Je trouve bizarre qu’on puisse m’accepter dans les aggrégateurs. Peut être que c’est un bot qui s’occupe de la tache sans aucune vérification ce qui fait qu’il accepte tous les blogs. Oui, ça me parait plus facile mais je pense que ça pourrait nuire à l’image de la blogosphère tunisienne. Visiblement, ce blog ne sert à rien, je ne comprends pas pourquoi on me lit.

Chapter II

Mon ancien psy m’avait conseillé une hospitalisation dans un organisme qui s’occupera de moi pendant deux ou trois semaines, histoire de prendre un peu de recul et tout le bla bla… J’ai refusé. En fait, il n’y avait pas beaucoup de choix : soit une clinique (frais>2000DT) ou je recevrai de bon soin avec plus de confort, soit l’hôpital psychiatrique. Je sais que j’ai besoin de cette hospitalisation (qui ne résoudra pas le problème) mais je reste perplexe face à ce séjour chez les fous et surtout j’avais peur de ne plus vouloir en sortir ce qui est très fréquent dans ce cas là avec l’attention qu’on reçoit et qu’on a désespérément cherché depuis longtemps. L’hospitalisation n’est plus un choix aujourd’hui, il faut que je me protège de mes impulsions suicidaires et aussi de mes fréquents gestes d’automutilation. Il faut que je me protège pour ne pas faire souffrir mes proches. Samedi, je le dirai à mon psy. Je lui dirai aussi que je ne dors plus.

Chapter III

Trois de mes amis ont vu les cicatrices que je me suis infligées dans mes avant bras. Ma meilleure amie a juste vu quelques unes et elle a pleuré… Moi, je n’arrive plus à pleurer. Je n’aime pas montrer mes cicatrices mais je l’ai fait quand même. Peut être que c’est une sorte d’appel à l’aide. De toute façon ils n’y peuvent rien pour moi, même s’ils sont en train de faire de leur mieux. Je ne peux pas leur en vouloir, c’est à moi que je m’en veux… Ce qui me fait mal c’est lorsqu’on me dit qu’on me comprend pour me consoler. Au début, ça fait du bien mais après je me rends compte qu’on a rien compris grâce à des gestes, des mots, des regards… Vous savez, ces petits riens du tout qui font toute la différence entre une personne et une autre. Une chose est sûre, il est très difficile pour nous de se comprendre parce qu’on est différent et parce qu’on ne vit pas les même expériences que les autres, d’où la divergence des interprétations.

Chapter IV

L’amour me rend en vie. Je suis un dépendant affectif de premier ordre.

07 février 2009

Music Tag

Suite à la demande de Lollita, je me mets au jeu.
Les règles: “mettre son ipod en position aléatoire et coller les treize chansons qui sortent du chapeau aux treize questions suivantes, sans tricher bien sur !”.

1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Slipped away-Avril Lavigne
oui, c'est vrai que je me sens "Away"

2. Comment les autres vous voient ? Chapter V-Estatic Fear (The best band ever!)
De quoi ça parle? Hum.. C'est une chanson au parole assez triste qui suppose que les gens me voient comme une personne triste, ce qui est vrai en partie et ce qui me fais mal parce que ce n'est pas moi, c'est juste la maladie qui se manifeste. Je ne suis pas une personne triste.

3. Quelle est l’histoire de votre vie ? La Corrida-Francis Cabrel
Damn!

4. Quelle chanson pour votre enterrement ? Whiskey in the jar-Metallica
Yeah!!!! This is fun..

5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ? Pierrot the clown-Placebo
Leave me dreaming in the bed, see you right back here tomorrow...

6. Comment être encore plus heureux ? The rock show-Blink182
Rock it yes!

7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? Hold me, Thrill me, Kiss me-U2
Ah Bon! Je ne le savais pas..

8. Pour décrire ce qui vous ravit ? Duality-Slipknot
No Comment, please

9. Votre boulot pour vous c’est… ? One-Metallica
Mon boulot doit être unique dans son genre, c'est ça?

10. Que devriez-vous dire à votre boss ? Burger Queen-Placebo
Cela veut dire que je devrais parler de mon état à mon boss.. C'est pas bon signe

11. Pour vous, l’amour c’est… ? My december-Linkin Park
Hell No! au contraire...

12. Pour vous, la sexualité ça doit être… ? Wish you were here-RadioHead (Pink Floyd Cover)

13. Blogger pour vous c’est… ? Kill With Power-Arch Enemy
Damn! C'est plutôt évacuer, s'exterioriser, crier, pleurer, aimer, partager...

PS What the hell is this playlist, wounded? C'est vrai que j'ai des gouts musicaux assez variés mais je ne savais pas que c'était à ce point...

21 janvier 2009

Fuck me, I'm not famous: Mon automutilation

Hier soir, la douleur est devenue tellement insupportable… J’étais allongé sur mon lit et je sentais mes yeux brulaient des larmes gelées. Je n’avais qu’une seule chose en tête, la même chose qui m’obsédait depuis une certaine période. Cette fois ci, je n’avais plus le choix parce que ce qui m’arrivait a vraiment poussé toutes les limites, a vraiment mis la barre trop haut… Quelques instants après, tout est devenu si clair, il n’y avait plus de doute. Je me suis levé, sortis de ma chambre pour retrouver mes colocataires. En fait, il y avait un seul colocataire parmi deux (Je suis sur qu’il m’en voudrait à mort de l’avoir appelé ainsi…) et un autre ami. J’échangeais quelques banalités avec eux et je faisais de mon mieux pour ne pas extérioriser la douleur et la souffrance. Et puis après, je ne pouvais plus résister d’avantage. J’avais dis à mes amis que j’allais faire un tour, histoire de me changer les idées et pour prendre l’air. C’était un mauvais prétexte, mais je crois qu’ils m’ont cru. Il était tard, minuit à peu prés, ma destination n’était pas très loin de chez moi, quelques minutes me suffiront pour l’atteindre en marchant tout doucement. Je ne me rappel pas très bien ce qui c’est passé durant le parcours mais je me souviens que ma tête allait exploser tellement le flux informationnel qui me traversait l’esprit était trop important et tellement embrouillé. En même temps, je savais que bientôt tout s’arrêtera… J’ai pris un air serin, qui ne me ressemblait pas, et j’ai commandé la chose, une lame de rasoir… Une fois chez moi de nouveau, je me suis enfermé dans la salle de bain et j’ai pris une place plus ou moins confortable au bord de la baignoire. Je regardais la lame comme on regarde un outil magique en me demandant comment peut-on vendre ce genre de truc aussi facilement que cela. Enfin, je me sentais prés. J’ai commencé à caresser mon avant bras avec la lame en priant d’avoir le courage d’aller jusqu’au bout. Ce n’était pas aussi difficile que je le croyais, il m’a suffit de penser dans quel état je me trouvais et de me rappeler de quelques mauvais souvenirs. Le premier coup était assez tendre, puis un deuxième, un troisième,… et à chaque fois j’enfonçais de plus en plus la lame dans mon corps. Je me suis fais une dizaine, peut être une quinzaine, de blessures. Le sang a coulé… Je ne sais pas pour quelles raisons j’ai pensé à mon père et à ma mère à cet instant précis et puis j’avais sentis un besoin stupide de pleurer mais je n’ai pas pleuré parce que j’ai sentis mon âme se libérer. La douleur physique a apaisé une partie de mes souffrances morales et en plus j’avais l’impression que je méritais cette punition depuis un certain bout de temps. Je me suis sentis beaucoup mieux et pendant que je lavais mon avant bras mes amis sont venus me chercher en me demandant ce que je faisais. Evidement, je n’allais pas leur dire que je faisais de l’automutilation alors j’ai répondu ‘Rien, je lave mes mains, j’arrive tout de suite !’. Quelqu’un m’avait demandé en rigolant d’arrêter de me masturber alors j’ai fais semblant de rigoler et ils m’ont cru sur ce coup aussi. J’ai veillé à bien nettoyer pour ne pas laisser aucune trace de sang. Quand je suis sortis de la salle de bain, mon colocataire est venu me voir et m’avait dis qu’il était inquiet à mon sujet mais je suis parvenu à le convaincre que j’allais bien. Je suis bien fort à ce jeu. Et puis je me suis endormi comme un bébé… Au fond de moi-même je savais que je recommencerais encore et encore même si je refuse de l’admettre…

17 janvier 2009

Que la justice soit rendue!

لا تأسفنّ على غدر الزمان لطالما رقصت على جثث الأسود كلاب

لاتحسبن برقصها تعلو على أسيادها...

فستبقى الأسود أسودا و الكلاب كلابا

-Citation inconnue-

04 janvier 2009

To Palestine

Leurs âmes angéliques viennent me voir chaque jour et chaque nuit

Avec les larmes et du sang sur leurs visages innocents

Ils voulaient juste comprendre… Ils voulaient des réponses

Je n’avais rien à dire… Je n’avais aucunes réponses face à cette insouciance

Le silence… Les chars, les bombardements, les vies volées

Les décombres, les débris, les corps

J’entends les cris, les hurlements… Mais j’entends aussi le silence

Je vois de la tristesse dans leurs yeux inondés de larmes

Je vois le mal et la terreur

Je vois la peine et je ressens la douleur

Mais je vois aussi la force et la résistance

Oui, je vois la force

Parce que cette cause est la notre

Cette terre est la notre et restera la notre

Elle sera leur cimetière…

Je lève mes bras vers le grand ciel et je prie pour que tout ce mal s’arrête

Je prie pour que la justice soit rendue

Je prie pour que ce peuple opprimé ait le droit de vivre

Mais ces mots orphelins ne pourront jamais remplacer toutes ces vies volées

Je garde espoir. Oui je garde espoir et je sens la force

Parce que cette terre est la notre

Dieu te bénisse Palestine…

06 décembre 2008

Pourquoi on me prend pour une femme?

Je m’absente pendant une semaine et quand je reviens, alors que je regardais les statistiques concernant mon blog, je découvre un lien du blog awards. C’est une belle chose vous dites… Je suis nominé dans la catégorie meilleur blog féminin. D’abord, j’ai du mal à digérer cette catégorie et celle du blog masculin… On n’arrête pas de nous parler d’égalité entre femme et homme, et puis qu’est ce qu’on retrouve… Toujours les mêmes clichés. Secundo, pourquoi on me prend encore pour une femme ? C’est à cause de la photo du profile, ou parce que je parle de mes sentiments et de mes émotions dans mon espace personnel ? Oui, je suis sensible, oui, je suis romantique… Oui, je suis vulnérable et ceci n’a rien de contradictoire. Je suis un homme dans une société qui croit encore que les sentiments c’est un truc de femme. Je suis humain et c’est dans ma nature le fait que je ressens des trucs et ceci ne m’empêche pas d’être un homme…